English | Français
Pierre Jaquet-Droz  

Pierre Jaquet-Droz (1721-1790)

Né à La Chaux-de-Fonds dans une famille aisée de 'paysans-horlogers', il entreprend dans un premier temps des études à la Faculté de philosophie de l'Université de Bâle, en mathématique et physique notamment. Puis à Neuchâtel, il suit des cours de théologie, mais il abandonne bientôt sa vocation religieuse au profit d'une formation d'horloger. Il travaille tout d'abord en pendulerie avant de se spécialiser dans les mécanismes à automates où il excellera rapidement.

Né le 28 juillet 1721 à La Chaux-de-Fonds dans une famille aisée de ' paysans- horlogers ', il est formé, après une scolarité élémentaire dans sa ville, à Bâle où après ses humanités il fréquente l'université.

Après une formation en mathématique, physique et théologie il s'oriente vers l'horlogerie dans les années 1740.

Très rapidement il développe ses talents et est reconnu par ses pairs.

Les mécanismes des automates et leurs difficultés techniques l'attirent et, sensible à l'admiration de certains clients, il se spécialise rapidement dans leur production. Dès 1753, à la suite d'un voyage à Paris, il se préoccupe de la commercialisation de ses pièces et se soucie d'améliorer les mécanismes de celles-ci.

Le voyage qu'il entreprend en 1758 - 1759 avec son beau-père Abraham-Louis Sandoz et Jacques Gevril en Espagne est une première pour l'époque. Les trois hommes voyagent à travers l'Europe du sud avec la production de Pierre Jaquet-Droz dans l'idée de la présenter à la cour d'Espagne et à son roi Ferdinand VI.

L'aventure fut périlleuse et même parfois dangereuse mais le résultat fut à la hauteur de l'entreprise : Jaquet-Droz revint riche et célèbre.

A son retour dans les Montagnes neuchâteloises l'influence de Jaquet-Droz est immense et il est même pressenti, à l'instigation du gouverneur de la principauté de Neuchâtel, Milord Maréchal, comme directeur d'une fabrique d'horlogerie de grande envergure à Berlin. Ce projet, soutenu par le Roi de Prusse et Prince de Neuchâtel Frédéric II, ne se réalisera pas.

Pierre Jaquet-Droz se consacre à ses affaires, une production toujours en hausse avec une commercialisation bien orchestrée.

Cependant, ses recherches sur les automates vont trouver une autre application, à connotation plus philosophique peut-être, la création d'androïdes.

De 1767 à 1774, il dirige la construction de trois androïdes extrêmement complexes : la musicienne, le dessinateur et l'écrivain. Dès 1774 leur présentation à travers l'Europe vont asseoir encore plus la renommée de leur créateur.

Pierre Jaquet-Droz est alors secondé dans l'exploitation de son entreprise et la construction d'automates par son fils Henri-Louis et un mécanicien horloger de ses amis, Jean-Frédéric Leschot. Il se retire peu à peu de la gestion de son entreprise et reçoit des visiteurs de l'Europe entière qui viennent admirer ses œuvres et lui rendre hommage.

Après un séjour de quelques années chez son fils qui s'est établi à Genève, il se retire à Bienne où il décède le 28 novembre 1790.