Accueil / Montres / Enchères  / Collectionneurs célèbres / John-Pierpont Morgan (1837 – 1913)
Print
Diminuer la taille des caractèresTaille normale des caractèresAugmenter la taille des caractères

John-Pierpont Morgan (1837 – 1913)

John-Pierpont Morgan

Né le 17 avril 1837 à Hartford dans le Connecticut, J.P Morgan est fils et petit-fils d'hommes d'affaires de renom. II commence sa carrière financière et son apprentissage culturel à 20 ans. Parlant couramment français et allemand, très proche de la culture européenne, il sert souvent de guide pour ses clients et amis américains qu'il accompagne à travers les musées, galeries, et monuments historiques du vieux continent La quasi totalité de sa fortune acquise à la tête de la General Electric Cie, de l'US Steel (dont il est le fondateur) et dans l'équipement des voies de chemins de fer, servira à enrichir ses collections. De tous temps passionné d'horlogerie, John-Pierpont Morgan est connu pour posséder un très bon oeil sachant apprécier les belles pièces Il n'a néanmoins pas de préférence pour un style de montre en particulier Du 16e au 18e siècle, en or ou argent. à répétition ou rattrapante, française, suisse ou russe, émaillées, guillochées ou couvertes de perles, il les aime toutes, et plus il en a, plus il est content ! Son but est d'acquérir autant de pièces qu'il le peut sur un laps de-temps aussi court que possible. achetant souvent des collections entières. C'est dans cette optique qu'il acquiert, en 1910, la fameuse collection Marfels à Berlin, composée de très beaux exemples de montres ovales datant de la fin du 16e siécle, réhaussées de motifs en argent finement ouvragés par les orfèvres de l'époque. Notons également qu'une large proportion des montres anglaises et parmi les plus rares de la collection Morgan sont pour leur part issues de la très prestigieuse collection de montres FG. Hilton Price (qui se trouvait jusqu'à la mort de ce dernier en exposition au Victoria & Albert Museum de Londres). Par chance. une grande partie des montres anciennes acquises par J.P. Morgan possède leur étui d'origine. C'est le cas d'une montre ayant appartenu à l'un des Chevaliers de l'Ordre de Saint-Stéphane (Pise, Italie), et identifiée grâce aux armoiries brodées sur le cuir de l'étui. La montre par Henri Grendon, (environ 1660) présente également un grand intérêt ne serait-ce que parce que son étui a été réalisé en cristal de roche. Autre pièce de choix, une montre datant de 1560, réalisée par Bartholomew Nusam, horloger de la Reine Elisabeth, qui présente la spécificité de n'avoir jamais été modifiée, ni réparée, depuis sa création. Ce qui de nos jours, est quasi introuvable... Au début des années 1900, J.P. Morgan conserve la majorité de sa collection dans son manoir de Londres et en dépôt au Victoria & Albert Museum, en partie parce qu'une loi américaine datant de 1897 impose à 20 % les importations d'oeuvres d'art. La collection y reste jusqu'en 1909 (huit ans après l'abolition de cette loi), le transfert s'effectuant progressivement jusqu'en 1912. Certaines horloges rares prendront place, en prêt, dans les salles du Metropolitan Museum dont J.P. Morgan est le président depuis 1904 Début 1916. trois ans après la mort de J P Morgan, Jack, son fils. décide d'offrir la collection complète des montres de son père au Metropolitan, qui l'expose dans l'Aile des Arts Décoratifs (l'aile J.P. Morgan). Dans cette collection se trouve une pièce dont l'histoire ne cesse de préoccuper les spécialistes. II s'agit d'une montre en or à répétition, dotée d'un mouvement musical. A l'intérieur de la boite sont inscrites les lettres N.S, ainsi que trois mots : Musique, Montre, Aiguillon et sur le dos émaillé figure le portrait de Napoléon. La légende veut que cette montre ait été offerte par Napoléon à Murat le jour de la Fête de l'Empereur, après la bataille de Marengo en 1800. Mais d'après les experts, cette montre n'aurait pas vu le jour avent 1810 Le mystère reste entier. Aujourd'hui, la collection Morgan est dispersée à travers le musée, il faut donc s'armer de patience et de curiosité pour la découvrir.