«Indiscutablement, Theodor Beyer était un vrai amateur. Chaque fois qu'il voyageait, il en profitait pour visiter les magasins et ateliers d'horlogerie. Il avait le métier dans le sang. Tous les passionnés d'horlogerie du monde entier pouvaient trouver conseil auprès de Theodor. D'ailleurs, si une information s'avérait nécessaire chacun s'accordait à dire «adressez- vous au magasin Beyer à Zürich !». En plus, le dialogue y était facilement engagé. J'ai eu la chance de le rencontrer à la fin des années 70. Nous avions des relations de connaisseurs mais aussi très amicales avec beaucoup de goûts en commun. La vente de sa collection privée va permettre aux autres collectionneurs de profiter de quelques pièces exceptionnelles. En outre, elle va créer un évènement, une sorte d'émulation. Quand je regarde René, je vois son père, les oliviers ne font pas des cerisiers! Je ne sais pas pourquoi, cette ressemblance me réconforte, peutêtre parce que je sens en lui la présence de Theodor. Je suis trés fier que René Beyer fasse partie du Grand Prix de l'Horlogerie car sans Beyer, il n'y a pas d'horlogerie».