
Annette et son fils, René
Son mari appartenait à la catégorie des véritables passionnés qui emportent leur amour de l’horlogerie dans leurs bagages où qu’ils aillent.
Annette Beyer, qui possède une collection de poupées de valeur, a pu compter sur le soutien de son mari pour enrichir celleci. Une dizaine d’années en arrière, ils ont eu l’occasion d’examiner dans une cave une poupée très rare, capable d’écrire, mais dans un état déplorable. Elle devait être mise aux enchères à Londres deux semaines plus tard. Le jour en question, son mari lui dit: «Quoiqu’il arrive, ne revient pas à la maison sans elle!». Cette injonction fut un stimulant efficace!
Lorsqu’ils n’étaient pas pris par leur passion respective, Theodor Beyer partageait avec sa femme son goût pour la musique classique. Il aimait particulièrement Beethoven et Brahms, confie-t-elle. «Pendant quinze ans, nous avons été abonnés à l’opéra de Zürich». Toujours ponctuels à chaque première! Le collectionneur qui n’aimait pas les retards valorisait tout spécialement cette qualité chez sa femme.
Myriam Kridi