Accueil / Marques / Marques partenaires / Piaget / Histoire de la marque / Au commencement
Print
Diminuer la taille des caractèresTaille normale des caractèresAugmenter la taille des caractères

Au commencement

Armoiries de La Côte-aux-Fée

Moutons et fées

Les armoiries de la Côte-aux-Fées arborent fièrement un mouton. On peut en déduire ainsi que la colline sur laquelle se dresse le village, berceau de Piaget, n'est pas celle des fées mais plutôt celle des fayes, terme qui, en dialecte local, désigne ces placides ovins. Quoi qu'il en soit, moutons et fées représentent les deux pôles de la personnalité du village : les moutons rappellent le dur travail des éleveurs et des paysans, quant aux fées, elles constituent les éléments d'innocence, d'imagination naïve et populaire, qui, alternant avec la fatigue physique, permettent aux hommes de se régénérer dans leurs rêves.

Moutons et fées forment également les deux pôles de l'individualité de Piaget qui, tel un arbre puissant s'élevant jusqu'au ciel grâce à la puissance de ses racines, a toujours été lié à ses origines.

Moutons et fées, travail et imagination, dure fatigue de la journée et léger rêve de la nuit. Ces éléments ont façonné l'aventure d'une maison qui, comme peu d'autres, a su concilier les deux âmes de l'horlogerie. Celle de la technique et de la précision et celle de l'esthétique et de la créativité, pour créer des montres qui, parfaitement fonctionnelles et technologiquement d'avant garde, sont admirées, désirées et achetées comme des joyaux.

Dentelles et montres

A la Côte-aux-Fées, comme dans tout le Jura suisse, dans ces vallées, si verdoyantes au printemps, qui courent le long de la frontière française, les hivers sont froids, longs et ennuyeux. Les champs, couverts de neige, ne peuvent être travaillés pendant des mois. Et si l'automobile facilite aujourd'hui les communications entre ces villages, la neige rendait les déplacements très difficiles jusqu'au milieu du XIXe siècle. La nuit, les familles se rassemblaient donc devant le feu et rêvaient à haute voix aux fées et aux gnomes.

Mais qu'arrivait-il le jour ? Dans cette région, la paresse est le moins toléré de pêchés capitaux. Peut-être à cause des prêches des Réformateurs qui, au XVIe siècle, contribuèrent à développer un goût du travail qui semble inné chez les habitants de ces vallées.

Le canton de Neuchâtel, dont fait partie la Côte-aux-Fées, était une terre de conquête de Guillaume Farel (1489 -1565), français de naissance et suisse d'adoption, luthérien iconoclaste, disciple de Zwingli et précurseur de Calvin, qu'il appela à Genève. L'adhésion du Jura suisse à la Réforme vit ainsi un durcissement de la morale : les moeurs devinrent encore plus austères et l'oisiveté encore plus rare. C'est ainsi que ces longs mois d'hiver commencèrent à être exploités pour une deuxième et même une troisième activité, qui alternait entre l'agriculture et l'élevage, suivant les saisons.

Au début, ce fut l'artisanat des dentelles qui s'enracina dans cette région. Par la suite, à partir du XVIIe siècle, l'horlogerie s'imposa avant de supplanter définitivement son concurrent vers le milieu du XIXe siècle. Dentelles et montres : tous deux exigent patience et précision comme des yeux et des mains prodigieux, dons que possèdent les habitants des Verrières. Petites magies de la Côte-aux-Fées.

En parties brisées

Déjà, au milieu du XIXe siècle, le Jura suisse s'est transformé en un immense atelier d'artisans spécialisés qui, individuellement ou dans leur ensemble, pourvoient sans répit les manufactures d'horlogerie de Genève, capitale indiscutée du secteur. Cette organisation du travail, qui prévoit la fabrication de montres en 'parties brisées', est profondément enracinée dans cette région. Elle permet l'extrême spécialisation de chaque artisan 'domestique', ce qui constitue l'un des secrets de l'excellence de la production genevoise.

Lorsque, vers les années soixante-dix du XIXe siècle, la grave grise subie par ce secteur, à cause de la concurrence des Etats-Unis, obligera les maisons suisses à se réorganiser radicalement, la verticalisation de la production n'intéressera que marginalement les marques les plus prestigieuses. En effet, celles-ci mirent toujours à profit ce tissu de petits ateliers très spécialisés qui assuraient une qualité d'un niveau inégalable.

Paradoxalement, les artisans les mieux qualifiés virent même leur position affermie grâce aux événements. En effet, les petites entreprises artisanales ont profité d'une plus grande flexibilité tout en aiguisant l'arme d'un exceptionnel savoir-faire; elles sont devenues alors les centres de l'innovation technique et esthétique, tandis que la production moins élaborée se concentrait dans les grandes usines.

George-Edouard Piaget (1855-1931)

C'est dans ce cadre socio-économique si particulier que, en 1874, Georges Edouard Piaget, qui n'avait alors que dix-neuf ans, fonda la maison qui porte encore son nom aujourd'hui.

Montres de la même marque

Protocole XXLPiaget Emperador coussin regulateurEmperador CoussinSquelette Automatique

Actualités Piaget

25.05.12 15:53

CERTIFICATION - Des diamants et de l’or 100% éthiques? Le défi est lancé

Diamant © www.responsiblejewellry.com

Une marque a-t-elle forcément une attitude raisonnable vis-à-vis de l’environnement?

22.05.12 10:24

PIAGET - Un nouvel écrin architectural

Boutique Piaget

Un nouveau concept de boutiques à l’image de Piaget.

18.05.12 10:51

PIAGET - "La Vie en Rose" par Melody Gardot

Melody Gardot

L'univers créatif de Melody Gardot apporte à cette chanson une nouvelle dimension...