
Ferdinand Adolph Lange est né à Dresde le 18 février 1815. Il fit son apprentissage en 1830, chez l'horloger de la Cour Johann Christian Friedrich Gutkaes, période au cours de laquelle il apprit non seulement les secrets de l'horlogerie mais aussi le français et l'anglais. Cela lui permit de travailler à paris chez le fameux fabriquant de chronomètres Winnerl. Puis d'entreprendre un voyage en Angleterre et en Suisse d'où il rapporta de nombreuses idées.
Rentré à Dresde, chez Gutkaes, il épousa la fille du patron, Antonia, en 1842 et devint du même coup l'associé de son beau-père. En 1843, il décida d'installer ses ateliers à Glashütte, un endroit perdu relié au monde par de mauvais chemins. Très vite sa réputation et ses besoins attirèrent à Glashütte, ateliers d'horlogerie, de bijouterie, fabricants de vis, de roues, de ressorts, etc... Adolph Lange décéda le 3 décembre 1875, laissant son affaire à ses fils et à ses petits enfants.
Sept ans avant de mourir, il s'était en outre associé à son fils Richard et avait rebaptisé son entreprise 'A Lange & Söhne '. Son plus jeune fils, Emil, fut également associé, en 1871. En 1906, c'est Otto, le fils d'Emil, qui hérite de l'affaire et, avec ses frères Rudolf et Gerhard, il continue l'œuvre de son grand-père. Emil meurt en 1922 puis, quelques mois avant la guerre de 39-45, c'est Walter Lange qui reprend les rènes.

Appelé au front, il est gravement blessé et ne rentre à Glashütte que le 7 mai 1945. Il y retrouve ses ateliers complètement détruits par un bombardement et se remet à la tâche. Mais Glashütte est en Allemagne de l'est et, en 1951, son affaire est nationalisée.
Walter est condamné à travailler dans des mines d'uranium mais il parvient à s'échapper à l'ouest. Dès 1951, la marque cesse de figurer sur les cadrans des montres.
En 1990 Walter Lange rentre à Glashütte, investi dans un nouveau bâtiment et, avec l'aide du groupe suisse LMH (Les Manufactures Horlogères), relance les ateliers sous le nom de Lange Uhren GmbH, dont il prend la tête.
LMH appartenait à la filiale du groupe VDO-Adolphe Schindling qui fut, en 1994, entièrement vendu à l’entreprise Mannesmann AG. Après le rachat de Mannesmann par le fournisseur téléphonie anglais Vodafone, le groupe LMH est racheté par le groupe Richemont en 2000.