Souhaitée par les services officiels de l'aéronautique, cette fonction est appréciée des pilotes car elle représente un réel gain de temps, la fonction « Retour en vol » permet la remise à zéro de l'aiguille du chronographe par une simple pression sur le poussoir inférieur. L'aiguille du chronographe repart alors immédiatement de zéro pour un nouveau comptage.
Sans la fonction « Retour en vol », trois manipulations seraient nécessaires à cette opération.
Permet de visualiser la tension du ressort de barillet afin de maintenir sa tension dans une plage de travail idéale. Développé par Audemars Piguet, ce mécanisme affiche le couple fourni par le ressort de barillet. Tant que l'aiguille du dynamographe reste dans la zone délimitée, le mouvement reçoit exactement l'énergie assurant une précision optimale. Dès qu'elle quitte cette zone, un remontage s'impose.
Imaginée par Breguet en 1795 et présentée pour la première fois à l'Exposition nationale de 1798, la pendule sympathique est un système composé d'une pendule et d'une montre. La pendule est destinée à recevoir la montre qui, placée dans un berceau, se trouve automatiquement remise à l'heure et réglée. Le terme « sympathique », choisi par Breguet, exprime l'idée d'entente et d'harmonie, la « sympathie » étant, dans un vocabulaire initiatique, le principe universel qui accorde les organes du corps humain entre eux, ainsi que les hommes et le cosmos.
Si la pendule sympathique contribue à la renommée de Breguet, elle demeure complexe et coûteuse à réaliser. Abraham-Louis n'en vendra que cinq exemplaires, tous différents, jusqu'en 1823, et Antoine-Louis un seul, en 1830. Les acheteurs sont tous des rois ou des princes. Arrivé à la tête de la maison en 1833, Louis-Clément Breguet s'empresse de déposer le brevet de la pendule sympathique ainsi qu'un additif concernant le remontage de la montre en plus de la correction de l'heure. Devenue beaucoup plus attractive grâce à la fonction de remontage de la montre, la pendule sympathique de la deuxième génération se vendra à une cinquantaine d'exemplaires.
Enfin, une troisième génération de pendules sympathiques apparaît en 1991; la nouveauté réside dans le fait que la pendule remonte et remet à l'heure une montre-bracelet.
Montre dotée d'un système inventé par Breguet permettant la lecture de l'heure au toucher. Une flèche extérieure au boîtier reproduit la position de l'aiguille des heures de la montre. Après avoir « senti » la position de ladite flèche, l'utilisateur se repère grâce à des saillies disposées à l'aplomb des heures. Commercialisée à partir de 1799, la montre à tact (parfois appelée • montre pour aveugle •), va se prêter à une ornementation riche et variée (émaux, perles, diamants). Sauf exception, le système de lecture à tact équipe logiquement des montres simples, c'est-à-dire dépourvues de sonnerie.
L'équation du temps est la différence entre le temps solaire moyen - notre temps civil d'une durée conventionnelle de vingt-quatre heures - et le temps solaire vrai qui varie en raison de la course irrégulière qu'accomplit la terre autour du soleil.
Le temps solaire vrai peut ainsi avoir jusqu'à seize minutes de moins que le temps civil, c'est le cas le 3 novembre de chaque année, et jusqu'à quatorze minutes de plus, le 12 février. Quatre jours par an, les deux temps ont une valeur égale. L'indication de l'équation du temps, précieuse pour les astronomes et les navigateurs, suscite l'intérêt de tous les grands horlogers. Abraham-Louis Breguet et son fils réalisent les montres à équation les plus élaborées de leur époque.
Récemment, leurs successeurs ont poussé l'art plus loin encore. Ils ont conçu et breveté un mouvement à équation du temps et à calendrier. Les deux sont perpétuels et se corrigent automatiquement pendant plus d'un siècle.
Calendrier institué pendant la Révolution française par la Convention nationale, le 24 octobre 1793, en lieu et place du calendrier grégorien. L'an 1 de l'ère républicaine part du 22 septembre 1792, date de l'instauration de la République. L'année est partagée en 12 mois de 30 jours chacun, plus 5 ou 6 jours complémentaires. Les mois - divisés en trois décades - reçoivent les noms suivants : vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor, fructidor. En dépit des difficultés prévisibles, il est décidé d'aller encore plus loin en imposant la décimalisation du temps (1 jour = 10 heures, 1 heure = 100 minutes), mais cette dernière mesure, irréaliste, est suspendue dès avril 1795. Appliqué dans les administrations et les entreprises, le calendrier républicain restera en vigueur jusqu'au 1er janvier 1806. Breguet produira seulement une dizaine de montres affichant le temps décimal, dont la plupart « à deux styles » c'est-à-dire à deux cadrans (l'un duodécimal, l'autre décimal). Il créera aussi des pièces non décimales, mais à double quantième (correspondance entre les calendrier grégorien et républicain).
On appelle chronomètre de marine, une montre de grand format particulièrement destinée à conserver le temps sur les bateaux. Le chronomètre de marine présente diverses particularités:
1) Il est presque toujours muni d'un échappement à détente et son aiguille trotteuse fait un saut à chaque demi-seconde.
2) Il est muni d'une fusée, dispositif spécial, chargé de régulariser la force du ressort-moteur.
3) Le chronomètre de marine est monté sur une suspension dite «à cardan », agencée de telle façon que le dit chronomètre occupe la position horizontale quels que soient les mouvements ou la position du bateau.
C'est un instrument de très haute précision qui sert, en particulier, à la détermination des longitudes en mer. Certains chronomètres sont réglés sur le temps sidéral. Le principe de la détermination des longitudes est, très résumé, le suivant:
Le bateau quitte le port, son chronomètre étant réglé sur l'heure du méridien de Greenwich, il possède, en outre, des tables spéciales (Connaissance des Temps, Nautical Almanach, etc.). Ces tables indiquent, par chaque jour de l'année, l'heure du passage du soleil et de certaines étoiles au méridien de Greenwich.
Pour déterminer la longitude, l'officier, chargé de faire le point, observe au moyen de son chronomètre l'heure du passage d'une étoile quelconque, ou du soleil, à son propre méridien. La différence entre l'heure de ce passage et l'heure à laquelle l'étoile doit passer au méridien de Greenwich, indique, en heures, minutes et secondes, la différence de longitude entre Greenwich et le lieu de l'observation.
On emploie aussi, en navigation, des montres de format plus réduit, connues sous le nom de chronomètres de bord (en anglais DeckWatch).
La montre à alarme pré-réglable, utilisée pour des temps calculés sur la base de vingt quatre heures accompagne toujours les voyageurs soucieux d'être réveillés. Les temps calculés sur une base inférieure à vingt quatre heures sont pour l'homme d'affaires, contemporain une aide précieuse : rappel d'un rendez-vous, d'un événement ou encore annonce de la fin d'un parking autorisé.
Les montres de la Renaissance sont le prolongement des grandes horloges astronomiques des XIVe et XVe siècles, elles-même issues des astrolabes et des calendriers mécaniques antérieurs. A une époque ou l'aiguille des minutes est encore inconnue, ces montres indiquent volontiers l'heure, la date, les jours de la semaine accompagnés de leurs figures symboliques, les mois complétés de leur durée et de leur planète, souvent les phases et âge de la lune ainsi que les signes du zodiaque.
A la mode tant en Europe qu'au Proche Orient durant tout le XVlle siècle, elles s'adressent aux amateurs de sciences physiques et occultes. L'époque est fascinée par l'Astronomie qui étudie la position, les mouvements, la structure et l'évolution des corps célestes autant que par l'Astrologie. Celle-ci qui n'a aucun rapport avec la mesure du temps, cherche à déterminer les éventuelles influences des astres sur l'homme et sur la nature.
Les Anciens ont appelé zodiaque les zones de la sphère céleste s'étendant de 8,5 degrés de part et d'autre de l'écliptique, nom donné au plan de trajectoire de la Terre et vis-à-vis duquel son axe est incliné de 23° 27. Le zodiaque fut divisé en douze secteurs égaux nommés signes. Le premier commence au point vernal, endroit où se lève le Soleil à l'équinoxe de printemps, lorsqu'il passe de l'hémisphère Sud à l'hémisphère Nord. A leur adoption il y à 3000 ans, les signes reçurent le nom des constellations avec lesquelles ils coïncidaient, le premier étant le Bélier. Aujourd'hui, le point vernal se trouve au milieu de la Constellation du Poisson, à 41 ° de son origine. Ce décalage s'explique par le mouvement conique décrit par la Terre en 25 800 ans et perturbé par des oscillations verticales d'une durée, périodique de 18,6 ans. Ces mouvements portent le nom de précession des équinoxes.
Lorsque les hommes ont commencé à vivre en société, ils ont cherché à connaître le mouvement des astres réglant les saisons et les fêtes religieuses plutôt qu'à mesurer l'heure dont nul n'avait alors besoin. Ceux de la Terre et de la Lune leur ont offert la solution la plus universelle possible.
En 46 avant J.C., Jules César fixe selon les données de ses astronomes l'année de base à 365 jours un quart. Dans le calendrier julien, trois années consécutives de 365 jours sont donc suivies d'une année de 366 jours et dont le millésime est divisible par quatre. Toutefois, cette convention comporte par rapport à la révolution de la Terre autour du Soleil un très léger retard. Celui-ci s'additionnant au cours des siècles, le calendrier a fini par ne plus correspondre aux saisons.
En 1582 le pape Grégoire XIII corrige cette dérive en faisant succéder le vendredi 15 octobre au jeudi 4 octobre. En parallèle, il retranche une année bissextile tous les cent ans à l'exception des années séculaires dont le millésime est divisible par 400. Pour cette raison, 2000 a été « bissextile » contrairement à 2100, 2200, 2300, 2500... qui seront des années « communes ». Le calendrier grégorien que nous utilisons actuellement était né. Toutefois les moyens de l'époque ont rendu son calcul inexact. L'année grégorienne compte 0,0003 jours de trop (soit trois jours en 10 000 ans). Par ailleurs il ne tient pas compte de l'allongement de l'année du à l'éloignement progressif de la Lune par rapport à la Terre et qui ralentit le mouvement de celle-ci de 0,60 seconde par siècle.
Ces deux phénomènes conduisent à des réajustements périodiques.
Lorsque la trotteuse des secondes est introduite sur les montres de poche au cours de la deuxième moitié du XVllle siècle, les horlogers cherchent un dispositif permettant de l'immobiliser. Dans un premier temps, la solution consiste à arrêter le mouvement comme en témoigne la montre à seconde morte (1754) de ROMILLY décrite dans l'Encyclopédie de DIDEROT et munie d'une aiguille centrale faisant un saut par seconde.
En 1776, l'horloger genevois Jean Moïse POUZAIT dépose à la Société des Arts de Genève un mémoire décrivant le principe d'une montre à seconde morte indépendante. Dotée d'un deuxième corps de rouage, la trotteuse peut être enclenchée et stoppée à volonté sans perturber la marche du mouvement. Ce type de montres, l'un des précurseurs du chronographe, est très proche des calibres à seconde foudroyante qui divisent la seconde en quatre ou cinq fractions.
Toutefois il oblige encore à noter le début de la mesure et à faire un calcul, la trotteuse ne pouvant être ramenée à zéro.
Depuis le milieu du XVllle siècle, les voyageurs qui parcourent le monde ressentent souvent le besoin de comparer l'heure locale à celle de leur résidence habituelle.
Avant la division de la terre en fuseaux horaires et leur adoption entre 1884 et 1911 selon les pays, il existe des centaines d'heures locales basées sur la longitude de chaque lieu et plus ou moins officialisées par régions.
En Amérique du Nord on en recense à l'époque soixante quatorze contre cinq aujourd'hui et près d'une trentaine en Europe au lieu de trois.
Les horlogers créent alors des montres dites parfois « de capitaines » et qui portent sur un cadran l'heure locale du lieu de départ et sur un second, celle de l'endroit où se trouve le voyageur. D'autres mentionnent l'heure locale d'une multitude de villes en plus de celle de la localité de villégiature.
Depuis cette époque, les vingt quatre fuseaux horaires couvrant chacun 15° de longitude (soit une heure chacun) et ayant le méridien de Greenwich pour origine sont à la base de la mesure en Temps Universel (U.T.). Si l'indication de l'heure est fonction du fuseau, celle des minutes contrairement à l'heure locale est commune quel que soit ce dernier.
Les montres de régates sont équipées d'un compte à rebours. Les unes affichent la sixième, la cinquième et la dernière minute précédant le début de la course ainsi que le moment du départ, les autres, de cinq en cinq minutes, les laps de temps prévoyant les divers positionnements du bateau précédant le départ de la compétition. Dans le même esprit, des montres spécifiques sont dédiées au surf.
Dans l'univers de la plongée, les horlogers ont développé des fonctions indiquant paliers de décompression et durée des temps d'arrêt. Certaines montres sont munies d'une sonnerie indiquant le moment de la remontée en surface.
Utiles aux pêcheurs comme aux régatiers et même si ces données ne sont qu'approximatives, les montres à maréographe fournissent l'heure des marées hautes et basses pour une latitude donnée. Au cours des 24 heures 50 minutes de chaque jour lunaire se succèdent deux pleines mers et deux basses mers. En vertu de la loi de l'attraction, la masse de la lune notamment attire tous les corps, ce qui provoque les marées des océans et dans une moindre mesure celles des mers et des lacs.
II en est de même pour le Soleil.
Lorsque Soleil, Lune et Terre sont en conjonction, c'est-à-dire alignés, l'action du premier s'ajoute à celle de la seconde, et la marée, appelée Marée de vive eau ou Grande marée, est la somme des deux marées que la Lune et le Soleil feraient naître séparément. Dans le cas contraire, les marées sont plus faibles. Elles atteignent leur niveau minimal dit de morte eau lors des premier et dernier quartiers, quand les centres de la Lune, de la Terre et du Soleil font un angle droit dans l'espace.
Certains maréographes portent parfois, en plus des heures de marées, des indications relatives à leurs coefficients.
Tous sont réglés par leur utilisateur pour un lieu de latitude donné, le plus souvent à partir des annuaires annuels des marées qui incluent des éléments fort complexes venant s'ajouter à ceux brièvement décrits, notamment l'incidence des trajectoires elliptiques et non circulaires des corps célestes, les phénomènes hydrodynamiques, la configuration de la côte, la profondeur de la mer à l'endroit considéré...
La fonction orientation, prisée sur terre, sur mer comme dans les airs permet de déterminer le Nord sans l'aide de la boussole traditionnelle. Une aiguille entraînée par un rouage spécifique et faisant un tour en vingt quatre heures indique la direction du Nord dès lors que l'on oriente l'aiguille des heures de la montre vers le Soleil.
Complément utile à tous les mouvements à remontage manuel ou automatique, l'indicateur de réserve de marche est un dispositif qui indique au moyen d'une aiguille ou d'un index le temps de fonctionnement restant en l'absence d'un nouvel armage du ressort. Souvent confondue avec l'autonomie de fonctionnement qui définit la durée de marche entre deux remontages, cette fonction est apparue à l'époque de BREGUET.
La plus aboutie a été imaginée par AUDEMARS PIGUET. Utilisant le principe du dynamomètre, son aiguille indique en permanence le couple fournit par le ressort du barillet.
L'heure ne tourne pas avec des aiguilles mais saute : un nombre s'affiche dans un guichet puis disparaît dès que l'on passe à l'heure suivante. Cet affichage numérique nécessite la rotation d'un disque où figurent les 12 heures. L'affichage à heures sautantes permet d'obtenir des chiffres statiques contrairement à l'affichage numérique en continu.
26.05.12 06:00
VACHERON CONSTANTIN - Escale japonaise sous les cerisiers en fleur
Chaque année depuis 2010, Vacheron Constantin dévoile un coffret de trois montres...
26.05.12 06:00
A.LANGE & SÖHNE - Saxonia Thin
C'est la plus fine des montres d'A. Lange & Söhne jamais créée. La nouvelle version en or...
25.05.12 15:53
CERTIFICATION - Des diamants et de l’or 100% éthiques? Le défi est lancé
Une marque a-t-elle forcément une attitude raisonnable vis-à-vis de l’environnement?