L'industrie du fer laminé est une des grandes aventures du XIXème siècle. Avec sa fabrication en grande quantité à partir de 1845 il devient disponible pour la création d'ouvrages monumentaux, voies ferrées, ponts, tours, palais, etc. Créant alors une mode à laquelle l'horlogerie n'échappera pas !
La collection exceptionnelle qui vous est présentée dans cet ouvrage fut composée par un collectionneur patient qui sur une période de plus de 20 années rassembla pour notre bonheur plus de 220 montres, toutes intéressantes et originales. Les illustrations en sépia représentent des montres d'intérêt historique ou stylistique, qui ne font pas partie de la collection.
La maison F.P.JOURNE, S.A., devenue gardienne de cette collection, vous propose un ouvrage rédigé par les meilleurs auteurs du moment. Ces auteurs vous expliqueront dans un récit passionnant que ces montres ont comme point commun de départ leurs boîtiers en acier brunis, mais surtout une diversité de modèles et de techniques qui préfigurent l'histoire de la montre bracelet. Ils vous décriront la technique de ces créations 'grand-public' en expliquant leurs origines parfois remontant jusqu'au XVIIème siècle et mettront en lumière une période où la créativité pour une horlogerie entièrement ludique existe rarement à ce point dans la montre précieuse.
Il est vrai que l'acier a des propriétés techniques spécifiques, mais il est utilisé majoritairement dans l'horlogerie pour son bas prix. Alors je profite de ces lignes pour présenter la seule montre F.P.JOURNE avec boîtier en acier. Paradoxalement cette montre est la plus chère de ma collection car ce modèle extrêmement technique 'Grande Sonnerie' m'a demandé 5 ans de développement aboutissant à des innovations réclamant pas moins de 10 brevets d'invention. Cette montre hors du commun est habillée d'un boîtier fait d'acier. Pourquoi ce choix ? Simplement parce que l'acier est de nature cristalline contrairement au platine et il est plus à même de conduire les vibrations de la sonnerie vers l'extérieur de cette montre dont le boîtier se devait aussi d'être étanche. L'acier est donc utilisé ici pour ses qualités mécaniques. La platine par contre, et tous les ponts du mouvement, sont, comme toutes les montres de la collection F.P.JOURNE exclusivement fabriqués en or 18 carats de couleur rose.
Les créations dévoilées dans cet ouvrage font partie d'un patrimoine commun. Plutôt que de les conserver cachés j'ai fait le libre choix de les montrer. Et espère que ceux qui s'en inspireront pour leurs prochaines créations rendront à César ce qui lui appartient, en toute modestie.
François-Paul JOURNE
Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, la production, comme la commercialisation des montres ont été profondément bouleversées. Les ' Régulateurs ' sont nés de la combinaison d'un grand nombre de facteurs d'ordre scientifiques, économiques, politiques, technologiques, industriels et commerciaux.
Jusqu'au milieu du XIXème siècle, seuls trois types de montres étaient produits : les montres de grand luxe, les montres à usage scientifique ou professionnel et les montres d'un usage courant.
Qu'elles aient été réalisées en métal précieux richement ciselé, ornées d'un décor émaillé, serties de pierres précieuses, dotées d'un mouvement de précision ou à grandes complications, les montres de grand prix étaient le plus souvent ' établies ' en séries très limitées et même souvent à un seul exemplaire, par des artisans joailliers ou des horlogers hautement qualifiés, pour une clientèle privilégiée. Cadeaux princiers, elles étaient traditionnellement offertes à des visiteurs de marque, au cours des voyages officiels, à l'occasion de traités politiques ou d'accords commerciaux. Ces montres d'exception étaient souvent destinées à l'exportation vers la Chine, les Indes ou les marchés islamiques.
Les montres d'un usage courant étaient généralement produites dans les grands centres tels que Paris, Londres ou Genève, par des ' établisseurs ' qui les concevaient, mais sous-traitaient la majeure partie de leurs composants, se contentant de l'assemblage, du ' finissage ' et du ' réglage '. Généralement en argent, les plus courantes étaient produites dans le Haut Jura, en Suisse comme en France, par une main d'œuvre peu qualifiée, constituée de cultivateurs, bloqués par le mauvais temps huit mois par an. Ils travaillaient en famille, dans l'unique pièce à vivre de leur ferme, à des tâches répétitives ne requérant qu'un outillage rudimentaire et de petit volume. Les pièces ainsi réalisées étant ensuite recueillies puis assemblées et terminées dans les grands centres, tels que Neuchâtel ou Genève.
Cette organisation de la production se développa tout au long du XVIIIème siècle, sans pour autant permettre une véritable démocratisation du marché ; les montres restant d'un prix relativement élevé. D'une manière générale, une montre était précieusement conservée toute la vie durant, par son propriétaire et faisait l'objet d'un leg à l'un de ses enfants, comme un de ses biens les plus précieux.
Vers 1890, les montres les plus simples, les plus économiques aussi, de qualité dite ' bon courant ', à remontage à clef, échappement à cylindre, placées dans des boîtiers en métal blanc imitant l'argent (métal argenté, nickel, argentan …). étaient vendues de 8 à 20 francs vers 1890.
Les mêmes mouvements mais dorés et de finition plus ' soignée ', étaient dotés d'une boîte d'argent (au titre légal de 0,800), mais leur prix en était alors plus que doublé. Placés dans une boîte d'or, leur prix pouvait atteindre 150 à 300 francs, selon le poids du boîtier, sans pour autant leur conférer une plus grande précision, ni que leur finition soit véritablement plus soignée.
Sachant que le boîtier d'une montre de poche en or, vendue 250 francs, pesait environ 30 grammes et que son mouvement était identique à celui d'une montre en argent de 40 francs, la plus value par gramme d'or, était d'environ 7 francs ; soit 7000 francs par kilo, alors que le gramme d'or brut, était alors vendu 3,2 francs, soit 3200 francs le kg. Il fallait, bien entendu, majorer ces prix, des frais de la garantie.
Au cours du XIXème siècle, les montres à cylindre ont progressivement remplacé les robustes montres à verge, produites depuis plus de deux siècles et qui étaient encore commercialisées vers 1860. Le plus souvent en argent, ces montres étaient destinées à une clientèle rurale_. Leur prix en 1860, était de l'ordre de 30 à 50 francs, selon leur dimension.
La première véritable manufacture d'horlogerie a été fondée par Frédéric Japy en 1777 à Beaucourt (Territoire de Belfort), où il employait déjà 50 ouvriers à la fabrication d'ébauches de montres, avec un outillage perfectionné de son invention. Dès 1801, il employait 300 ouvriers et sortait déjà 100.000 ébauches par an, En 1805 il prit des brevets pour une machine à fraiser, une machine à tailler les engrenages, un tour à vis et une machine a découper les roues. Dès lors, toutes les conditions d'une véritable production industrielle étaient réunies. Ce fut chose faite avec son association en 1807, avec ses trois fils, Fritz, Louis et Pierre et la création en 1819, d'une nouvelle fabrique de blancs roulants_ de mouvements de Paris_, qu'ils vendaient à l'époque de l'Exposition Universelle de Londres en 1851, au rythme de 60.000 exemplaires et de 500.000 ébauches de montres par an. L'étape suivante fut franchie en 1855, grâce à Pierre Frédéric Ingold, avec l'invention des fraises à tailler les roues. C'est enfin à Georges Frédéric Roskopf, que nous devons, la première véritable montre du prolétaire (1868), pour laquelle toutes les méthodes de fabrication, ont dues êtres repensées. Parallèlement, avec la généralisation des perfectionnements apportés par Adrien Philippe au dispositif de remontage au pendant, en 1844, puis son invention du pignon coulant, pour la mise à l'heure, en 1845, la conception, comme la forme et les méthodes de fabrication des boîtiers, ont dû être reconsidéré.
Les conditions de travail des artisans comme des ouvriers ont rapidement évolué tout au long de la seconde moitié du XIXème siècle,. Avec l'avènement du capitalisme libéral, l'extension de l'industrie, la liberté des mouvements de capitaux, l'interdépendance croissante des systèmes monétaires et bancaires, comme le prodigieux accroissement du volume des échanges commerciaux, contribuèrent à l'extension et à l'internationalisation des crises, qui se sont succédées, presque sans discontinuité, jusqu'au jeudi noir du 24 octobre 1929, marquant le début de la Grande Crise.
Des mesures législatives ont tenté de réguler la production afin de maintenir des critères de qualité suffisants. Les syndicats se sont développés tant pour la défense des intérêts des ouvriers que ceux des employeurs. On s'est aussi préoccupé de la formation en ouvrant diverses écoles professionnelles d'horlogerie.
La concurrence des deux systèmes de production alors en vigueur: l'établissage artisanal traditionnel, en régression d'une part, les fabriques et manufactures, en fort développement, a eu pour effet de faire chuter les salaires de plus de 50 % en une quinzaine d'années. Un chef de famille ne parvenait plus à subvenir aux besoins de sa famille avec le fruit de son travail.
Les crises de l'industrie horlogère liées à ce changement de mode de production furent très sévères dans les principaux pays européens producteurs (France, Suisse, Grande-Bretagne). Elles bouleversèrent de fond en comble l'équilibre et les habitudes solidement ancrées depuis des générations, dans ce secteur traditionnellement conservateur.
Telle était donc la situation, au moment de l'introduction sur le marché, des montres en acier bruni, qui sont nées de la combinaison d'un grand nombre de facteurs d'ordre politiques, sociaux, économiques et techniques.
L'avènement de l'ère industrielle à la fin du 19ème siècle a radicalement changé les conditions de travail, comme les techniques de production. Ses conséquences ont été spectaculaires dans le domaine de l'horlogerie, sur le marché des montres en particulier, dont le prix s'est considérablement démocratisé. Alors que les montres de qualité, réservées à l'aristocratie et à une certaine bourgeoisie, étaient toujours fabriquées en petites séries par des artisans d'élite, les horaires rigoureux imposés par le travail en usines et le développement du chemin de fer, ont rendu l'usage des montres, indispensable à l'ensemble de la population. Enfin, avec la guerre de 1870 et les campagnes coloniales, qui se sont déroulées jusqu'à la Grande Guerre de 1914-1918, il fallut équiper tous les militaires de montres purement utilitaires, robustes et fiables, produite à bas prix en très grandes séries.
Les montres en acier bruni firent donc leur apparition et leur production s'est développée, peu après la fin de la Guerre de 1870. En raison en premier lieu, des charges considérables, engendrées par le contrôle des métaux précieux, le prix des montres en or étant devenu excessif. Ainsi en 1907, une montre de 30 grammes, commercialisée par Venot Frères et Cie., était vendue en or au prix de 320 francs, alors que la même montre, en acier ou en nickel, ne valait alors que 42 francs.
Par ailleurs, les contraintes protectionnistes des Douanes, la lutte contre la contrebande, les règlements tatillons des Postes, interdisant les envois d'objets de valeur, entravèrent considérablement le commerce des montres de métal précieux, tout en favorisant celui des montres en métal, qui pouvaient alors circuler librement et qui n'étaient pas taxées.
L'usage de la montre par ailleurs, s'étendant désormais, à toutes les classes de la société, toutes les conditions étaient réunies, pour que la production industrielle d'une ' montre de prolétaire ' puisse se développer dès 1868. Cette production a aussi été grandement favorisée par l'essor de la sidérurgie française, résultant de l'introduction de nouvelles méthodes de production et de traitement de l'acier._
L'industrialisation du façonnage a permis de réduire prodigieusement les coûts de production, par rapport à la fabrication, alors pratiquement artisanale, des boîtiers en métal précieux. Il en résulta des écarts de prix considérables, entre le prix des boîtes en acier et celui des boîtes en or. Se substituant progressivement au travail à domicile, le développement des manufactures d'horlogerie dotées d'un outillage perfectionné, a permis la production des mouvements de montres en grande quantité, avec une main d'œuvre de moins en moins qualifiée. Leur prix de revient a pu ainsi, être aussi diminué, dans de larges proportions.
Dans un même temps, avec l'invention du remontage au pendant et sa généralisation grâce aux perfectionnements introduits par Adrien Philippe dans ce domaine (1844), et les progrès importants apportés aux méthodes de fabrication des mouvements, par les travaux de Pierre Frédéric Ingold (1855) et de Georges Frédéric Roskopf (1868) et, la production des boîtes de montres, a du être entièrement reconsidérée.
L'usage de l'argentan_ et autres métaux blancs, alliages de fer, de nickel, de cuivre ou de zinc, a permis de réduire prodigieusement les coûts et les temps de production, par rapport à la fabrication traditionnelle, jusqu'alors pratiquement artisanale, des boîtiers en métal précieux. Ces métaux présentaient en effet l'avantage de se façonner aisément et de bien résister à l'oxydation, ils étaient en revanche relativement fragiles, malléables, sensibles à l'usure et à la déformation.
L'arrivée d'équipements lourds, comme les machines et les presses à découper, à étamper et à emboutir, entraînées par la force hydraulique, la vapeur puis l'électricité, permit la production de boîtes en acier bruni.
Improprement désigné en Angleterre par le terme gunmetal, qui signifie littéralement ' métal à arme ', mais qui était à l'origine une variété de bronze, l'acier bruni était déjà utilisé depuis fort longtemps par les armuriers, pour la fabrication des pistolets comme des canons de fusils. Il était déjà particulièrement apprécié par les chasseurs comme par les militaires, pour sa robustesse, sa résistance à l'usure et à toutes formes de corrosion dans un usage courant. Il fallut cependant perfectionner les méthodes industrielles de brunissage, avant qu'il puisse s'imposer pour la fabrication des boîtiers de montres à la faveur des nouvelles techniques de façonnage. Le brunissage, consiste à traiter chimiquement la couche superficielle de l'acier dans un gaz ou un liquide, qui transformait sa surface, en oxyde de fer inaltérable, de couleur noire.
Par leur prix de revient, relativement modique, les boîtiers de montres en acier bruni présentaient donc de multiples avantages. Le revers de la médaille étant, qu'ils requéraient pour leur usinage, des méthodes de production plus proches de celles de l'industrie que de l'artisanat. Il en résulta une certaine standardisation, qui ne se prêtait guère à de nombreuses fantaisies, quant à leurs formes et à leurs décors ; limités le plus souvent à des ornements sur- ajoutés en métal doré. L'usage de l'acier bruni, a donc eu pour première conséquence, la production d'une très grande variété de montres, ne se distinguant pratiquement, que par leurs caractéristiques techniques, l'affichage de l'heure et par leurs cadrans, dont la variété des décors à permis le développement de modèles, destinés à des catégories de clients, dont les origines socioprofessionnelles étaient les plus diverses, favorisant ainsi l'avènement de nouvelles techniques de ventes.
Il en est ainsi, par exemple, pour les grosses montres, improprement appelées ' Régulateurs ', dont le plus grand nombre était en premier lieu destiné aux employés du chemin de fer, qui était alors en pleine expansion. Elles étaient vendues par des colporteurs qui s'efforçaient d'accréditer l'idée, qu'en raison de leur métier, ils avaient impérativement besoin d'une montre de précision (d'où leur nom de ' régulateur '). La technique consistait à en vendre une, au chef de station, la plupart de ses subalternes souhaitaient alors en acquérir une semblable.
Bien qu'elles étaient souvent d'une qualité médiocre, en raison de leur grande taille (24 lignes, soit 55 mm de diamètre environ) elles étaient robustes et réglaient en fait, relativement bien. Il en existait de multiples modèles. La boîte, parfois unie, était le plus souvent ornée de deux frises de métal doré, en applique sur la lunette et en bordure du fond. Selon leurs prix , les cadrans étaient en émail blanc, simplement marqués du mot ' Régulateur ' ou agrémentés de chiffres, peints sur des cartouches circulaires d'émail flinqué_, de nombreuses couleurs. Ils étaient souvent ornés d'une locomotive. Leur succès fut tel, que de très nombreux ' Régulateurs ' furent produits en Franche Comté, pour toutes sortes de publics.
La nécessité cependant, d'abaisser toujours plus, les coûts de fabrication de toutes les montres, conduisit à une surproduction, qui engendra une succession de crises sans précédent, qui affectèrent l'ensemble de l'industrie horlogère, à compter de 1875.
Condamnés pour survivre à tous les compromis, depuis la production de montres de pacotille, nécessairement d'une qualité fort médiocre, jusqu'à des techniques de vente, parfois contestables, en passant par les contrefaçons et les plagiats, les fabricants ont tout essayé. Tous les coups étaient permis, tous les arguments utilisés.
Un des avatars de cette surproduction, les montres de pacotilles_ à elles seules constituent un véritable phénomène économique.
L'importation massive de montres américaines_, fabriquées mécaniquement dans des usines modernes, comme l'abaissement, au-delà du raisonnable, de la qualité de certaines productions européennes, entraînèrent la saturation du marché par des montres de bas prix et de mauvaise qualité.
Destinées à rivaliser avec les montres américaines, Waterbury en particulier, dont le mouvement était fabriqué selon la technique des réveils, avec un échappement duplex estampé, ces produits rudimentaires, dont le cadran pouvait être de métal imprimé ou même de papier, étaient généralement dotés d'un mouvement économique dérivé du ' Roskopf ', mais d'une finition bien moins soignée. Elles étaient parfois encore munies d'un échappement à cylindre de médiocre qualité, largement dépassé depuis la généralisation de l'échappement à ancre.
Produites en métal courant pour en abaisser le prix, mais aussi pour échapper aux diverses contraintes douanières, aux charges de la garantie_ et à la loi du 19 brumaire an VI - Article 74 -, relative au commerce et au colportage de la bijouterie _, leur prix était compris entre 2 et 3 francs ! Cette production parasite a fait un tort considérable à l'ensemble de l'industrie horlogère de la fin du XIXe ; notamment aux montres d'apparence similaire mais de qualité courante.
Ces produits de mauvaise qualité étaient parfois offerts en prime, par les Journaux notamment, ou vendus hors des circuits habituels de distribution par de faux marins, soldats, courtiers, petits fonctionnaires, aubergistes, colporteurs et autres charlatans, au grand dam des horlogers détaillants, à qui on les apportait très rapidement pour réparation ou des réglages souvent impossibles, compte tenu des graves défauts constitutifs
Trompés sur la qualité, les clients non avertis, faisait retomber sur la profession toute entière, le poids des indélicatesses dont ils avaient été les victimes
Un texte de Victor Garrel, publié en juin 1885 dans le N°1 de ' L'UNION HORLOGERE ' de Besançon. (Revue scientifique, pratique, industrielle & commerciale. Tribune des Horlogers, Bijoutiers, Orfèvres & Opticiens) rend parfaitement compte, du poids de ces montres de pacotilles, sur la situation économique de l'époque._
Cette période, particulièrement favorable à la créativité, s'étend de 1870, jusqu'à l'avènement de la montre-bracelet, peu après la fin de la Grande Guerre (1914-1918). Un très grand nombre de brevets ont été obtenus, pour l'affichage de l'heure, des décors particuliers, des mécanismes et des caractéristiques techniques, dont certaines prêtent à sourire, mais d'autres ont inspiré le développement de la plupart des montres, commercialisés de nos jours. Quelques-unes de ces montres enfin, de très grande qualité, ont été réalisées par les élèves des écoles d'horlogerie, présentées à des concours de chronométrie ou encore spécialement construites pour le dépôt d'un brevet, par d'ingénieux horlogers indépendants, qui ne disposaient pas de moyens financiers suffisants pour les doter d'un boîtier de métal précieux.
Texte extrait de l'ouvrage ' Steel Time ', 310 pages, plus de 300 illustrations, édité par François-Paul Journe, en vente uniquement au Centre international de documentation sur l'horlogerie (CIDH), 9, rue Lévrier, 1201 Genève, tel 022 906 85 85, au prix de 120 francs
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