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Mécanisme de l'échappement |
Les archéologues sont d'accord pour considérer la Tour de l'horloge de Soleure (Zeitglockenturm) comme un des plus anciens édifices de cette ville. Certains la donnent pour une construction burgonde; d'autres la font remonter au XIIe ou au XIIIe siècle. Quant à l'horloge, elle date de 1452 et un texte indique que «l'homme qui frappe les heures» tout au haut de la tour, fut alors relié au mécanisme. Réparée en 1518 par von Steiner, elle fut remplacée par une autre en 1545, construite par Lorenz Liechti de Winterthur et Johachim Habrecht de Schaffhouse. Ce dernier était le père des célèbres horlogers, Isaac et Josias Habrecht, qui en collaboration avec Dasypodius, construisirent la première horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg.
A part le jaquemart, il y a un groupe d'automates placés dans une niche protégée par une toiture légère. Le mouvement qui commande cette horloge est particulièrement intéressant par son échappement.
C'est un système à recul, très peu connu, que Niclaus Felix Pfluoger a imaginé en 1755 pour remplacer l'échappement à roue de rencontre qui ne donnait plus des résultats suffisants. Deux leviers poussés alternativement par les dents de la roue sont pivotés séparément sur un axe spécial. Ils sont garnis aux extrémités de plaques d'acier trempé. Constamment appuyés l'un sur l'autre, ils se transmettent leurs mouvements réciproques par l'intermédiaire d'un dispositif à roulette. Ils entraînent deux tringles à angle droit, dont l'extrémité de la seconde est pivotée sur la tige du pendule, et lui restituent la force perdue.
Le pendule est suspendu, par un couteau à côté du mouvement; il est long de quatre mètres et sa masse énorme en forme de gland, en plomb, pèse 78 kg. En 1642 un nouveau corps de rouages, ainsi qu'une nouvelle cloche furent installés pour la sonnerie des quarts.
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Les trois automates de la Tour rouge de Soleure |
A gauche un guerrier debout, armé d'une hallebarde, se frappe la poitrine de la main gauche à chaque coup des quarts, en tournant la tête vers la Mort qui se trouve à l'opposé. Au quatrième coup des quarts, la Mort, armée d'une flèche, tourne un sablier qu'elle tient de sa main droite; à chaque coup des heures, elle tourne la tête vers le guerrier. Entre ces deux figures, qui mesurent 1m 40, est assis le roi qui soulève son sceptre et ouvre la bouche à chaque coup des heures.
La tringlerie de la sonnerie des quarts agit aussi sur les leviers du bras et de la tête du guerrier, tandis que la tirée des heures est reliée au crâne de la Mort. Le premier coup des heures dégage un cliquet de retenue d'un petit rouage auxiliaire et permet à une roue de compte qu'il renferme d'effectuer un demi-tour; elle porte sur son axe l'avant-bras de la Mort et son sablier. Celui-ci se retourné toujours dans le même sens. Le sceptre et la mâchoire inférieure du roi sont aussi reliés aux leviers de tirée des heures, ainsi que le jaquemart installé dans la flèche qui domine la tour. Cette horloge est complétée également par un cadran astronomique remarquable et par un globe lunaire.
L'horloge est mise en marche par trois gros poids de 32, 68, et 112 kg. qu'il faut remonter chaque jour à la main. Ils sont suspendus par des cordes s'enroulant sur de gros tambours dont les axes, pour diminuer le frottement, reposent sur des galets pivotés.
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