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INGOLD Pierre-Frédéric

Cet horloger de talent, bien que d'origine bernoise (Loberswild), est né le 6 juillet 1787 à BiennenOrphelin à l'âge de trois ans, Pierre-Frédéric Ingold partit avec sa mère et s'établit à Valanvron, entre La Chaux-de-Fonds et La Ferrière. Il se rendit à Strasbourg en 1809. Deux ans après, il se trouvait à Paris. On était alors en pleine guerre et, afin d'échapper à la conscription, il se décida à partir pour l'Amérique. Mais le bateau qui l'emmenait fut saisi par les Anglais qui le firent prisonnier. Relâché après plusieurs mois, il revint chez son ancien patron à Paris où il reprit la place qu'il avait quittée.nAprès une année de séjour dans la capitale, il rentra à La Chaux-de-Fonds où il s'essaya à différentes améliorations dans la fabrication des montres. Mais il avait toujours le désir de se perfectionner davantage et, dans ce but, il partit pour Londres, où il put entrer dans les meilleures fabriques de montres, alors fort réputées. C'est là qu'il fit une pièce d'un petit calibre qui fut en possession de l'impératrice Marie-Louise. Il fit la connaissance d'Abraham-Louis Breguet et il travailla pendant cinq ou six ans chez lui. Il se renseigna sur les méthodes de travail du génial horloger. C'est vers cette époque (1823) qu'il se maria avec Gabrielle Rue, d'origine française. Pour le compte de Breguet, il fit de longs voyages, en particulier à Constantinople. Revenu au pays, il se voua un temps à la fabrication des pierres fines pour montres où il acquit une réelle habileté, grâce encore à Breguet.nPierre-Frédéric Ingold nourrissait de nombreux projets qui germaient sans cesse dans son esprit. En 1825, il s'établit à Genève, et l'idée lui étant venue que la fabrication des montres à la main était trop coûteuse, il se dit qu'il devait être possible d'utiliser des machines dans ce but.nQuelques années plus tard, il fit la connaissance de Louis Berthoud et de Japy de Beaucourt avec lesquels il projeta de construire une fabrique à Paris. Mais l'affaire ne se réalisa pas. Ce n'est que plus tard qu'il réussit à créer la « Compagnie d'horlogerie parisienne » à laquelle s'intéressèrent de hautes personnalités de la ville. Le siège de la société était au Palais-Royal, chez Ingold lui-même. Mais l'affaire finit mal car, trois ans plus tard, elle était en liquidation... Les gros personnages avec lesquels il avait travaillé ne lui en gardèrent pas rancune, puisqu'ils signèrent une attestation reconnaissant qu'Ingold était un parfait honnête homme et un horloger accompli.nEn 1842, nous retrouvons l'infatigable artisan à Londres où il a transporté une partie de ses machines et fondé une nouvelle société, au capital de six millions et quart de francs. Appuyé par des personnes influentes, Ingold reçut le titre de superintendant de l'entreprise. Il désirait avant tout fabriquer des montres bon marché et il eut de nombreuses agences en Angleterre, dans le reste de l'Europe et même en Afrique. Mais, une fois de plus... Ingold avait vu les choses trop en grand et, en 1844, c'était la ruine de l'usine ! Le pauvre superintendant éprouva de fortes pertes et il retourna à Paris.nCependant, ces insuccès répétés ne le découragèrent pas et, à l'âge de 58 ans, il partit pour l'Amérique ayant toujours l'espoir de réussir une fois. Hélas ! il ne dut pas s'y enrichir ! Toutefois, la mort de son épouse le ramena à Paris vers 1857, puis à La Chaux De Fonds, en 1858. Il venait d'inventer une " machine (fraise) propre à retoucher les roues d'Engrenages, à former l'épicycloïde et leur donner la forme voulue " pour laquelle il prit un brevet. Cette machine n'est plus en usage, mais elle a rendu de grands services aux horlogers ; une particularité, c'est qu'on a formé le mot « ingolder » qui, du moins, rappelle le souvenir de cet homme ingénieux.nDevenu vieux, sans fortune comme la plupart des inventeurs, il fut recueilli par Emilie Strub à laquelle il avait l'horlogerie et qui devint son épouse

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