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FRISARD Jacob ou FRESARD Jacques

C'est certainement le plus fameux des horlogers jurassiens, un émule ou plutôt un collaborateur des célèbres Jaquet-Droz, fabricants d'automates de La Chaux-de-Fonds.nSon frère aîné, François-Louis, fit un apprentissage d'horlogerie à La Chaux-de Fonds dès 1761. De retour à la maison, il fonda, avec ses frères Jean-Henri et Jacob, ainsi que ses trois soeurs Marie-Madeleine, Elisabeth et Marianne, un atelier d'horlogerie. Ils ne terminaient pas la montre et ils se spécialisèrent dans la fabrication des < blancs ".nMais quelque temps après, Jacob abandonna l'horlogerie pour se vouer exclusivement à la mécanique, en particulier à la fabrication des automates, donnant ainsi libre cours à une inclination innée pour ce genre de travaux. Des actes de naissance de ses enfants, il résulte qu'il séjourna à Turin en 1780-81, en même temps que le fabricant d'automates neuchâtelois Henry Mairet dont il semble avoir été le collaborateur et l'émule. Rentré au pays, il devint l'élève et encore le collaborateur des Jaquet Droz à La Chaux-de-Fonds, puis de 1786 à 1791 à Genève. Il se rendit à Paris et à Londres, après la mort des deux Jaquet-Droz, père et fils, survenue en 1790 et 1791. En 1793, Frisard s'établit à Bienne.nIl consacra vingt années de sa vie à ses travaux fort ingénieux dont certains étaient destinés à l'empereur de Chine et à d'autres princes d'Asie et d'Europe.nOn a vu aussi que Frisard était à Zurich en 1809 et qu'il organisa, dans cette ville, une exposition de ses oeuvres dont le prospectus, quoique en langue allemande, donne une idée exacte. Comment s'expliquer qu'un homme de talent comme lui, se soit mis à courir le pays pour faire des exhibitions d'automates devant les foules naïves et admiratives ? à défaut d'indications précises, on peut supposer qu'atteint par l'âge et dans l'impossibilité de travailler encore -- il dépassait alors la cinquantaine - il se soit vu dans la nécessité d'organiser une tournée en Europe, afin de faire admirer les jolis automates qui attirent toujours le peuple, avide de spectacle de ce genre.nIl est décédé dans les provinces danubiennes, au cours d'un voyage à Constantinople en 1812.

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