Doreuse genevoise. Seconde moitié du XVIIe siècle. Dame Baulacre, veuve de Noble Jacob Andrion, avec son fils et associé Pierre Perdriau, engagent pour leur manufacture, en 1674, un serviteur, sa femme et son fils, un compagnon tireur d'or, un maître menuisier et sa femme, un maître tourneur et sa femme, un apprenti pour apprendre à ouvrir les trous des filières et à entretenir l'orgue à tirer l'or et l'argent. Une telle entreprise, qui emploie un si grand nombre de personnes pour des buts accessoires, devait occuper un nombre considérable d'ouvriers travaillant aux dorures proprement dites. Ces contrats avaient un terme moyen de neuf ans. On affirme que la dame Audrion et son associé Perdriau, font travailler à eux seuls, plus de 1200 personnes et plus de la moitié d'entre elles mourraient de faim sans leur aide.
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