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La région Franche-Comté avise le voyageur de son passé historique dès son arrivée à Besançon, avec cette horloge monumentale pesant 5 tonnes, mariage entre tradition et modernité. Le parallèle avec la région reste tentant: elle ne fonctionne pas comme prévu et semble nécessiter encore plusieurs réglages. © Olivier Müller/Worldtempus.
Devenu inadapté aux besoins de la marque, ce SAV Breitling vit ici ses dernières heures, avant un transfert vers une nouvelle surface de 1800 m2 dans la zone de Themis (région de Besançon). Les établis, faits sur mesure par un artisan et attestant de l’ancrage de Breitling dans le tissu artisanal local, ont été mis en vente et ont tous trouvé preneurs deux ans avant la date prévue du déménagement. Breitling, elle, a tranché: les futurs établis seront au plus haut niveau de la technologie. © Olivier Müller/Worldtempus.
Au terme de trois décennies de rivalité perdue face à la Suisse, la Franche-Comté a développé de multiples talents annexes, comme le traitement de surfaces par galvanoplastie. © Olivier Müller/Worldtempus.
L’implantation géographique des entreprises de traitement de surfaces n’est pas anodine: fortement polluantes, elles doivent s’adapter à la législation locale. A ce titre et à la différence de la Suisse, la région Franche-Comté, en plus de la législation nationale, doit se conformer aux normes européennes. © Olivier Müller/Worldtempus.
Surfaces Synergie a fait le choix de ne pas mécaniser à outrance sa production alors que certains postes pourraient l’être - un choix éthique autant que financier lorsque l’entreprise doit réduire sa voilure. Au quotidien, l’entreprise n’a plus rien d’artisanal. Avec aujourd’hui 200 salariés pour 20 millions de chiffre d’affaires, le choix s’avère payant© Olivier Müller/Worldtempus.
Pequignet ne s’en cache pas: l’équipement ultra high-tech est primordial dans la manufacture. Ici, un banc de mesure de couple,…© Olivier Müller/Worldtempus.
…, restant conscrit dans un espace bien distinct des horlogers, opérant dans les conditions de travail traditionnelles. Plus que la conjugaison de tradition et modernité, Pequignet opte pour la cohabitation. © Olivier Müller/Worldtempus.
La formation virtuelle n’a pas (encore) sa place pour ces étudiants de DMA (Diplôme des Métiers d’Art), ici en plein partiels. Loin des préoccupations économiques, ces futurs horlogers bisontins sont relativement épargnés par les choix entre tradition et modernité: la pratique horlogère de base n’a pas fondamentalement changé ces derniers siècles. © Olivier Müller/Worldtempus.
Les pièces les plus modernes aux alliages parfois improbables n’ont d’ailleurs pas encore franchi les portes des écoles d’horlogerie: ici, au lycée technique de Morteau, c’est une horloge d’église en cours de restauration qui sert d’objet d’étude en même temps qu’elle est restaurée. © Olivier Müller/Worldtempus.
Les techniques changent, pas les matériaux: Createch, spécialiste de la conception et réalisation horlogère (boîtiers, bracelets, poussoirs, etc.), a étendu son activité au secteur médical, dont les impératifs (perfection, précision, résistance, etc.) sont assez proches de ceux de l’horlogerie. Une voie de développement à suivre pour la région? © Createch
D’autres entreprises préfèrent développer les acquis plutôt d’autres métiers: le groupe IMI, présent à l’origine dans les poussoirs et remontoirs (30% du marché mondial, 90% d’export en Suisse), s’étend progressivement vers d’autres domaines: céramiques, polissage ou, comme ici, fabrication de cadrans. © Hardex
Leroy, à l’instar de Pequignet, veut devenir le fer de lance du renouveau de l’industrie horlogère française – un titre envié, mais pour le moment fort peu disputé, au grand dam des élus locaux. © M. Gosselin
Région de France bordant le Jura suisse, ce pays horloger vit dans l’ombre de son alter ego helvétique et cherche encore à concilier tradition et modernité pour entrer de plain-pied dans le XXIème siècle horloger.
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