
WORLDTEMPUS - 24 mars 2010
Mathilde Binetruy
N’en déplaise à son CEO, Jean-Pierre Lutgen, le meilleur vecteur de communication de la montre Ice Watch, n’est ni son coût démocratique (de 59 à 250 euros), ni la richesse de son pantone, ni son écrin Lego, c’est lui. Rompu à la création d’objets promotionnels – dont des montres personnalisables – le Belge a lancé Ice Watch en 2007 avec enthousiasme et passion, les mêmes qui aujourd’hui contribuent à le rendre éminemment sympathique et furieusement tendance ses tocantes deuxième degré. Il reçoit dans la Hall 5, là où s’éteignent les egos et s’allument les possibles. Il doit son stand à la crise, une marque ayant laissé vacant l’emplacement à quelques semaines de Bâle 2009. « Le Comité d’Organisation m’a contacté en me disant qu’une place était disponible, alors que nous étions sur liste d’attente, explique Jean-Pierre Lutgen. On m’a laissé la nuit pour réfléchir. Le matin, j’ai accepté. C’était un énorme investissement et un vrai pari. J’ai fait comme au poker : tapis. »

La 1844 Black © Ice Watch
Depuis, il a repris des couleurs. De 2’500, la marque devrait passer à 5’000 points de vente dans le monde en fin d’année. Avec plus de 300 références en collection, la marque poursuit son ascension sur un marché de la montre accessoire. Si le positionnement se veut volontiers mode, Ice Watch essaime large, entre 7 et 77 ans. En polycarbonate, mouvements Miyota (3 aiguilles et chronographe), les pièces séduisent par leur côté acidulé, leur aller-simple pour l’enfance - avec une boîte Lego recyclée en tirelire - et une délicieuse infidélité à l’éthique des grandes complications. Car Ice Watch est une friandise. A porter avec gourmandise.

La Sili Chocolate © Ice Watch
Ajouter un commentaire