
Louis Nardin
Comment connaître les derniers scoops, l’agenda ou la vie privée de votre confrère allemand, italien ou suisse romand qui patrouille, comme vous, dans les allées de Baselworld? La recette est somme toute simple. Pour autant qu’il doive écrire ses articles en direct et qu’il ne possède pas d’ordinateur portable, votre cher concurrent utilise l’un des ordinateurs de la salle de presse. Bien sûr, il navigue sur le web, fait ses recherches mais, surtout, se connecte à sa boîte email. Là, il lit et envoie ses petits ou grands messages avant de fermer la fenêtre du navigateur, de se lever et de voir sa place immédiatement reprise par un autre journaliste qui patientait qu’un poste se libère sifflotant et l’air de rien.
Mais voilà, fenêtre fermée ne signifie pas compte désactivé. Et c’est là que le suivant peut jouir librement de la messagerie laissée ouverte. Si chaque journaliste qui tombe par hasard dans une boîte email non verrouillée s’amusait à en utiliser le contenu, les interviews exclusives et autres révélations sanglantes d’échelle internationale se retrouverait rapidement et gratuitement publiées sur les meilleurs sites internet. Par chance, un soupçon de politesse, un zeste de respect et une once d’éthique préviennent de ces abus. Ce serait pourtant si facile.
28.03.10 22:33
ARNOLD & SON - Tourbillon Sir John
A tribute to John Arnold and Breguet’s Friendship. Présenté à Baselworld. Communiqué...
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