
Tribune des Arts - 19 avril 2011
Propos recueillis par Sylvie Guerreiro
• Aurel Bacs, directeur international du Département Montres de Christie’s
«Ciao ciao ciao, mon ami, je t’adore…»
Gabriel clôturait quasiment toujours nos conversations téléphoniques sur ces mots. D’apparence disproportionnés, ils reflétaient en réalité son tempérament italien, son énergie quotidienne, son cœur rempli de passion débordante et de joie de vivre contagieuse.
Gargantuesque dans ses inspirations et ses relations, assoiffé de connaissances, Gabriel aimait tel un metteur en scène braquer ses projecteurs sur les acteurs de la scène horlogère, et rendre notre industrie plus lumineuse.
Une génération nous séparait et pourtant, sa jeunesse créative était une cure de jouvence pour tous ceux qui le côtoyaient. Dès mon arrivée à Genève en 1995, il m’a régulièrement fait profiter de son inestimable connaissance dans le secteur, et après chacune de nos rencontres, je me sentais enrichi par son expérience de vie, sa générosité, ses idées et son inspiration.
Comme deux chefs d’orchestre qui discutaient l’interprétation d’une partition, nous étions tantôt en harmonie, tantôt en désaccord, mais toujours dans une relation de partage et d’échange créatif, marquée par un respect mutuel et une amitié vivace.
Précurseur dans sa vision du marché horloger et de son potentiel, d’une persévérance et d’une énergie sans limites, il a sans nul doute contribué plus que quiconque au développement des medias horlogers sous toutes leurs formes. Si, aujourd’hui, CNN, BBC et South China Morning Post couvrent les ventes aux enchères de haute horlogerie et ses records, nous devons en remercier Gabriel.
Je te salue, cher Gabriel, et «ciao ciao ciao, mon ami, je t’adore…»»
• Franco Cologni, de la Fondation de la Haute Horlogerie
«Conoscevo Gabriel Tortella da una vita. Una vita spesa con passione, con energia ma soprattutto con emozione. Tortella era così: un fanciullo di 71 anni che ha sempre vissuto ogni scelta e ogni istante improntandoli all'emozione, da cui nascono il piacere e il sogno. Ma nel cuore del fanciullo ho sempre riconosciuto la mente saggia e vivace del vero professionista: Gabriel è stato uno dei più grandi esperti di bella e alta orologeria, uno scopritore di talenti, di uomini e di prodotti.
Ciao, Gabriel: per me eri saggio, sorprendente e imprevedibile come un bambino. Ma per tutti noi sei stato un grande uomo.»
• Pascal Raffy, CEO de Bovet
«Par la sincérité de sa passion et de ses sentiments, Gabriel Tortella excellait dans l’art de trouver le mot juste. Nos chemins se sont croisés il y a dix ans et le temps n’a jamais altéré l’amitié spontanée qui nous liait. Aujourd’hui, les mots me manquent comme les siens nous manqueront. Mes pensées vont à Paloma, son épouse, ainsi qu’à sa famille auxquels j’adresse mes sincères condoléances.»
• Jean-Christophe Babin, CEO de TAG Heuer
«Carissimo,
Oggi Dio ha richiamato il nostro Padre al suo fianco. Tu Gabriel. Tu che amavi gli orologi come nessumo. Tu che amavi Paloma. Tu che amavi Noi tanto come Noi ti amavamo tanto. Gabriel siamo orfani, pero il tuo amore e la tua passione saranno sempre presenti nei nostri cuori. Un abbraccio.»
• Fawaz Gruosi, président et fondateur de de Grisogono
«Impossible de définir Gabriel Tortella en quelques mots et de dire toute la peine et la tristesse que je peux ressentir…
Tout en étant un pilier incontournable du monde de l’horlogerie, Gabriel était mon ami de toujours. Il m’a soutenu dès les débuts de de Grisogono et n’a jamais cessé de témoigner son soutien à ma marque avec passion et engagement.
C’était un homme au grand cœur et à la générosité immense, qui répondait toujours présent quand un de ses amis était dans la difficulté. Il était la définition même de l’ami, dans son sens le plus noble.
L’horlogerie perd non seulement un «Grand Homme» que j’affectionnais tout particulièrement, mais un grand connaisseur et professionnel des mécaniques horlogères. Son amour des belles choses ne se limitait pas à l’horlogerie, et il faisait preuve d’un grand éclectisme en se passionnant pour des domaines aussi variés que la musique, la gastronomie, la nature et l’art sous toutes ses formes, sans oublier sa famille; c’était un passionné amoureux de la Vie et il dévorait l’existence sous toutes ses facettes.
Mon grand regret est de n’avoir pas eu plus le loisir de partager du temps à ses côtés, autour d’un repas dont il avait le secret et qui, l’espace de quelques heures, nous faisait sortir de l’horloge du temps et donnait à l’amitié sa juste place.
Les mots me manquent pour dire à quel point sa disparition m’affecte et me touche profondément. Il va laisser un vide immense en moi car je perds un de mes amis les plus chers.
Je pense très fort à son épouse et à ses deux enfants, en ces moments si douloureux. Je leur adresse toute ma sympathie et mon affection.»
• Benoît de Gorski
«Gabriel, en réalité, tu as tant fait que forcément, aujourd’hui, tu nous laisses avec des projets qui te tenaient à cœur comme à nous. En fait, le premier sentiment est que tu nous laisses en plan.
Gabriel, tu nous as habitués à ta forme indestructible, bien que mise à mal ces derniers temps. L’esprit que tu as donné à ta vie et que nous partagions, cet esprit de recherche, de l’invention, de la perfection et du savoir, faisait que quand on pense à toi, tout reste debout. Ton œil a su découvrir avant tout le monde des talents et des hommes que seul le recul de la vie nous confirmera. C’est pourquoi, tu restes pour ces milliers et milliers d’hommes et de femmes qui ont œuvré et œuvrent pour notre belle profession, le visionnaire.
Tu resteras lié à ce demi-siècle de succès dû au génie humain inventif, la clef de voûte de la pertinence de ta communication.
Puisse ton école poursuivre la quête désintéressée de l’idéal que tu as su toujours encenser.
Point de larme mais un flot de reconnaissance d’avoir pu être ton ami.»
• Bernard Fornas, président & CEO de Cartier International
"Gabriel était un ami et il m'avait personnellement accueilli à Genève à mon arrivée en 2000. Son audace et sa joie de vivre n'avaient d'égal que sa générosité. Il était bon, cultivé, entreprenant et estimé de toute notre profession horlogère et toujours de bon conseil. Il nous manquera à tous et sera irremplaçable dans nos cœurs."
• Marina et Patrick Cremers, propriétaires de la boutique À l’Émeraude
«Notre cher Gabriel, tu resteras toujours dans notre cœur et gravé dans nos mémoires. Nous sommes heureux d'avoir passé autant de moments autour de ta table avec toi, Paloma et tous ceux que tu aimais. Nous n'oublierons jamais ces moments uniques de partage et de passion pour cette horlogerie que tu aimais tant. Tu nous as tellement donné, merci du fond du cœur. Toutes nos pensées vont à Paloma et tes enfants. Nous t'aimons pour toujours.»
• David Bennett, président du Département de Haute Joaillerie de Sotheby’s pour l’Europe et le Moyen-Orient
«Depuis mon arrivée à Genève, il y a plus de vingt ans, Gabriel était une figure incontournable du marché de l’art et de la presse suisse et étrangère. Il était également un ami. Il nous manquera beaucoup.»
• Jean-Frédéric Dufour, CEO de Zenith
«Gabriel, tu vas nous manquer! Tu étais et resteras une légende de notre industrie. Ton amitié, ta générosité et tes conseils resteront pour toujours dans mon cœur. Bon voyage l'ami.»
• François Curiel, président de Christie’s Suisse et Asie
«Gabriel n’est plus là.
Il y a trente-deux ans, en novembre 1979, un pari fou était lancé avec la création par Gabriel Tortella d’un supplément spécial de la Tribune de Genève, consacré entièrement au monde de l’art. À l’époque, à Genève, les galeries étaient en petit nombre, le Quartier des Bains n’existait pas, le secteur de l’art était plutôt traditionnel, mais comme aujourd’hui, les ventes aux enchères occupaient déjà une place importante dans le calendrier genevois, en mai et en novembre. Gabriel en devint non seulement un chroniqueur incontournable, présentant régulièrement les pièces maîtresses des vacations et leurs résultats, mais il réussit à élargir le sujet en couvrant les ventes phares des autres centres principaux de Londres et New York, puis également Paris et Hong Kong.
Dans ses premiers numéros, il fit aussi appel à des personnalités célèbres dans les domaines culturels et artistiques, tels que Maurice Rheims, Jacques Tajan ou Jacques Arpels. Puis, toujours aussi visionnaire, il lança des suppléments à thème, comme ceux dédiés à la Russie ou au Moyen-Orient, véritables trésors d’informations et de récits, dans lesquels il réussit toujours à souligner les liens tissés par la Suisse avec le reste du monde, au niveau artistique, autant que diplomatique et financier. Personnage débordant d’énergie, généreux, attachant, Gabriel a maintenu ce magazine avec brio pendant plus de trois décennies, avec le fidèle soutien de ses collaborateurs, Michel Bonel et Jean-Claude Pittard. Une durée de vie rare pour une publication vouée à l’art, même au niveau international. Bien qu’aujourd’hui basé à Hong Kong, je restais en contact régulier avec lui et nous avons continué à échanger des idées et des informations sur ce marché des enchères en évolution constante.
Sa disparition si soudaine est un choc. Gabriel laisse un vide considérable, non seulement pour la Tribune des Arts, mais aussi pour les fameux Propos de Gabriel qui, longtemps, apparaissaient le samedi, puis le jeudi, dans la Tribune de Genève. J’ai même connu certains collectionneurs qui n’achetaient le journal qu’une fois par semaine… pour lire Gabriel.
À 3 h 30 du matin, lundi 18 avril, le monde de l’horlogerie a perdu un grand promoteur, celui des ventes aux enchères un grand critique et moi, un ami de 30 ans.»
• Geoffroy Ader, directeur européen du Département Montres de Sotheby’s
«Nous tous, experts et commissaires-priseurs en horlogerie, nous devons à Gabriel Tortella d’avoir été le formidable relais d’opinion de cette passion qui nous anime au quotidien pour les montres, sous toutes leurs formes, anciennes ou modernes, anonymes ou historiques, dans ses articles flamboyants de la Tribune des Arts ou la Tribune de Genève. Gabriel était toujours celui par qui les personnes pouvaient se réunir afin de partager cette passion commune de l’art de l’horlogerie, la nôtre et celle de tant d’autres. Mais je retiendrai surtout et avant tout son amour des personnes, son caractère entier. C’était un homme de bonne compagnie, un bon vivant qui restera à jamais comme le premier communiquant sur la place de Genève dans le monde des enchères horlogères.»
• Jean-Claude Biver, CEO de Hublot
«L'Ange Gabriel est reparti. Reparti pour rester tout aussi proche de nous, mais différemment. Une nouvelle proximité qui nous enrichira encore plus, car elle vient de plus haut. Gabriel, tu nous manqueras quand même, car nous avions tellement de plaisir à jouir de la vie ensemble avec toi. Mais nous comprenons que tu doives prendre de la hauteur. À toujours et à tout de suite.»
• Jasmina Steele, directrice de la communication et des relations publiques chez Patek Philippe
«Cher Gabriel, tu as été le premier à m’accueillir à ma naissance dans l’industrie et tu m’as accompagnée tout au long de ma carrière toujours avec chaleur, avec respect et avec ton énergie débordante allant tous azimuts et me demandant toute mon attention pour te suivre et visualiser les projets qui se sont toujours transformés, comme par miracle, en grand succès! Cher Gabriel merci de tout cœur pour moi et tous les autres que tu as aidés dans ta vie si riche en émotion et en bonheur. Je m’associe à ta chère et tendre épouse Paloma, dans sa grande tristesse et à celle de tes précieux enfants et petits-enfants.»
• Jérôme Lambert, CEO de Jaeger-LeCoultre
«Son amour des beaux objets, sa connaissance illimitée de la haute horlogerie ancienne et actuelle, Gabriel Tortella aurait pu les cultiver seul, dans son jardin. Mais cet homme de cœur, hédoniste prodigue pétri de culture, ne pouvait se réjouir que dans le partage, les rencontres et la fraternité. Son prodigieux réseau avait fait de lui une personnalité centrale du monde horloger: partenaire incontournable pour tous les acteurs de notre industrie; véritable ami pour nombre d’entre nous. Lorsqu’il y a 30 ans, la crise du quartz menaçait les fondements de l’horlogerie suisse, il fut l’un des rares à promouvoir nos arts mécaniques, qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle. Nous lui en serons à jamais reconnaissants.»
• François-Paul Journe, CEO de F.P.Journe
"Gabriel et moi nous connaissions depuis 36 ans, c'était mon ami!"
• Caroline et Karl-Friedrich Scheufele, co-présidents de Chopard
«Un grand ambassadeur et un passionné de la belle horlogerie s’en est allé. Nous l’avons rencontré pour la première fois il y a plus de 25 ans, alors que nous venions d’intégrer l’entreprise familiale. Ce fut le début d’une longue amitié. Gabriel était une personne chaleureuse, attachante, enthousiaste et toujours pleine d’idées. Il restera dans nos cœurs.»
• Simon de Pury, chairman de Phillips de Pury & Company
«Entre ta première visite à l’occasion de l’ouverture des bureaux de Sotheby’s à la rue de la Cité lorsque je faisais mes premiers pas dans le métier, et ma dernière visite la semaine dernière dans tes bureaux à la Tribune de Arts, près de quarante ans se sont écoulés. Pourtant, quand je t’ai revu, c’était comme si nous nous étions jamais perdus de vue. Tu étais toujours le même et toujours aussi concerné par les trois choses qui te tenaient le plus à cœur: Genève, le monde de l’horlogerie et Tribune des Arts. Les trois te doivent beaucoup. Tes dernières paroles, lors de notre premier entretien comme lors du dernier furent les mêmes: N’oublie pas de placer une annonce dans Tribune des Arts. Merci pour tout et surtout pour ton amitié! À ta famille, tes proches, tes collaborateurs et collaboratrices, je témoigne ma profonde sympathie.»
• Vartan Sirmakes, CEO de Franck Muller
«À mon Ami Gabriel Tortella,
C’est avec beaucoup de tristesse que je viens d’apprendre ta disparition, tu nous as quitté si soudainement en laissant un vide que nous pourrons difficilement combler.
Je me souviens encore de nos jeunes années et de tant de choses partagées, il y a plus d’une quinzaine d’années déjà. Nous étions tous les deux des passionnés, nous aimions rire, nous n’étions pas toujours du même avis, et pourtant beaucoup de choses pouvaient implicitement nous réunir.
En tant que grand amoureux de l’Art et ainsi de belles montres, tu as su devenir l’ami de la haute horlogerie. Un emblème contribuant amplement au développement de cette branche et à celle de la ville de Genève.
Depuis la création de Franck Muller, tu as suivi avec grand intérêt l’évolution de la marque, tu l’as soutenue à travers les années et c’est avec grande émotion que j’apprends aujourd’hui que la personne qui s’est positionnée comme le parrain, n’est plus parmi nous.
Plus qu’une grande figure de l’Horlogerie, c’est un ami que Franck Muller pleure aujourd’hui.»
• Philippe Stern, président d’honneur de Patek Philippe, et Thierry Stern, président
Un Grand Connaisseur de l’Horlogerie s’éteint.
«Plus de trente ans au service de la belle horlogerie, Gabriel Tortella a été le défenseur, l’ambassadeur passionné et surtout le précurseur de la renaissance de l’horlogerie mécanique. Nous remercions cet homme qui a donné sa vie à notre industrie et qui a largement contribué à développer le goût, les connaissances et la renommée internationale de l’horlogerie traditionnelle. Gabriel Tortella nous a accompagné tout au long de notre parcours et son nom restera lié à notre histoire par tous ses écrits. Nous nous associons à l’immense chagrin de son épouse, Paloma, de ses enfants et de ses petits-enfants.»
• Juan-Carlos Torres, CEO de Vacheron Constantin
"Je rends hommage à Gabriel, homme de culture et d'arts, qui a marqué de son empreinte plusieurs générations de journalistes, en sensibilisant le public aux valeurs de la Haute Horlogerie."
• Stanislas de Quercize, président et CEO de Van Cleef & Arpels
«Cher Gabriel, tu avais le verbe haut et la plume pleine de couleurs. Dans une vie qui a bel et bien besoin de hauteur et de couleur. Tu nous manques et nous continuerons, avec Paloma, de viser haut et peindre avec des couleurs en pensant à toi.»
• Philippe Léopold-Metzger, CEO de Piaget
«Mes équipes et moi-même avons appris la nouvelle avec énormément de tristesse. Gabriel était non seulement une légende et un grand expert de la haute horlogerie, mais un personnage plein de charme et de gentillesse. Son optimisme était contagieux et sa foi dans le développement futur de nos métiers était inébranlable. Il nous manque déjà.»
• Carlo Lamprecht, ancien conseiller d'Etat genevois
«J’ai connu Gabriel il y a plus 40 ans, au CERN. Il exploitait un des deux restaurants de l’Organisation avec la passion et l’entregent légendaire qu’on lui connaît. Il avait apporté sur ce site de scientifiques exigeants toutes les saveurs de la cuisine italienne et la chaleur humaine qu’il avait le don de communiquer à ses clients. Plus tard, en 2001, alors qu’il avait emprunté avec succès le chemin des Arts et moi-même devenu Conseiller d’Etat, il était venu me voir pour me présenter le Grand Prix d’Horlogerie de Genève qu’il voulait mettre sur pied avec son partenaire Jean-Claude Pittard. Il souhaitait que je lui apporte le soutien de l’Etat de Genève, ce qui fût fait. Dix ans plus tard, au moment où je m’engage à prendre la direction de la Fondation qui va gérer ce Grand Prix auquel il a donné la vie, c’est la sienne qui s’achève. Je ne peux que lui rendre un vibrant hommage tout en assurant son épouse et ses deux enfants de toute ma sympathie et de mes condoléances émues.»
• Salvatore Nicola, directeur du restaurant Casa Italia, et quelques habitués
«Je connais Gabriel depuis une dizaine d’années et, à chaque rencontre au restaurant, j’étais frappé par sa connaissance approfondie de la cuisine italienne, que ce soient les pâtes, les poissons ou les viandes. C’est tout juste s’il ne nous donnait pas des leçons, car il sentait tout de façon très forte, avec une forte intuition. C’était aussi un spectacle de le voir préparer ses plats, dans sa cuisine comme un grand maestro. Un grand spectacle que l’on ne pouvait oublier. Tous ceux qui ont participé à ses soirées m’ont dit qu’ils en ont gardé un souvenir inoubliable. Et nous ne manquions jamais tous les deux, d’évoquer le pays natal, car nous étions nés dans deux villages voisins, lui à Torino di Sangro, dans les Abruzzes.»
Ajouter un commentaire