
Tribune de Genève - 9 décembre 2010
Gabriel Tortella "Les propos de Gabriel"
Alors que le temps à Milan était gris et froid, mais sans neige, heureusement l’atmosphère dans la capitale de la Lombardie était à la fête. Grâce à la très belle exposition organisée par la boutique GMT – Great Master of Time – au 11, Corso Magenta. Le maître des lieux, Michele Corvo, présente en effet, et ce jusqu’à ce samedi prochain, tous les chefs-d’œuvre réalisés par François-Paul Journe. Je l’ai constaté. Dans ce pays où on voue un véritable culte aux montres, mon ami passe pour un dieu. La presse italienne, qui a toujours le sens de la formule, l’a même surnommé le «Roi Soleil de l’horlogerie», car il sait faire preuve d’un grand attachement à l’art et à la culture. Ce qui est tout à fait vrai. Heureusement que je n’ai pas fait le voyage dans le même avion que lui, car tous les passagers n’auraient eu d’yeux que pour la star.

François-Paul Journe, en compagnie de Gabriel Tortella. Le maître horloger expose à Milan sept de ses montres, qui ont été primées au fil des années au Grand Prix d’horlogerie de Genève. DR
Sur place, dans cette belle boutique, une des plus représentatives de Milan, sont exposées toutes les montres qui ont gagné, d’une façon ou d’une autre, le Grand Prix d’horlogerie de Genève. Sept au total! Un record absolu. Mon ami François-Paul Journe était accompagné de son assistante, la douce et ravissante Tashico Sato. La réception pour le vernissage, juste à quelques jours de la réouverture de la Scala, a été grandiose. Pleine de panache, à l’italienne! Il y a même des collectionneurs domiciliés dans le sud du pays, qui ont remonté toute la Botte pour être dans «le» sanctuaire des montres, le bon jour, à la bonne heure. Chapeau à cette dynastie d’horlogers! J’ai été étonné de constater à quel point les amateurs italiens connaissent bien le produit Journe. Et ils voulaient voir de leurs propres yeux le «gran maestro». Mais, malheureusement, pour rentrer en Espagne, étant donné la grève surprise des aiguilleurs du ciel, j’ai dû faire un «détour» par Genève, que je retrouve néanmoins toujours avec plaisir, même sous la neige.

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