WORLDTEMPUS – 10 mars 2010
Propos recueillis par Mathilde Binetruy

Luc Perramond © Hermès
Il construit sa marque comme d’autres des cathédrales, avec une patience religieuse. Au sens inné du style Hermès, il entend ajouter une dimension poétique. Tout l’univers de Luc Perramond gravite autour de cet équilibre entre un cuir identitaire et une offre horlogère qui carbure à l’élégance et aux complications atypiques. A la tête de la Montre Hermès depuis 2009, le CEO se délecte du deuxième rendez-vous bâlois qui l’attend et où brûle le désir d’écrire une nouvelle histoire. Il ne s’agit pas d’un remake, mais d’une suite.
Mathilde Binetruy: Quel souvenir gardez-vous de votre premier salon horloger?
Luc Perramond: 1987 : un champ de «ruches» géantes, débordantes d’activité et d’énergie.
Comment appréhendez-vous ce rendez-vous annuel?
Avec impatience et excitation.
Combien de jours restez-vous sur place?
Toute la durée.
Péniche ou hôtel?
Hôtel, j’ai le mal de mer.
Votre moment du salon préféré?
Lorsque le stand est plein à craquer et que l’on doit lutter pour une salle de réunion.
Et le pire?
Lorsque les halls se vident le dernier jour.
Votre truc contre le stress?
Le Tai Chi ou une Caipirinha, ou les deux.
Comment réussir son salon?
Une équipe motivée, drôle et créative; des produits qui créent l’émerveillement.
L’écueil à éviter?
L’amateurisme.
Quid d’une interview réussie?
Lorsque les nouveautés présentées laissent le journaliste sans voix.
Pour quoi n’avez-vous plus de temps pendant Baselworld?
Tout le reste…
Le stand qui vous interpelle?
H. Stern (2003-2006) en forme de noix de coco pour son originalité et son côté ouvert et chaleureux.
Votre année millésime?
2009 – première année en tant que CEO de la Montre chez Hermès.