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Geoffroy Ader, directeur du département horlogerie de Sotheby's pour l'Europe © Fabrice Eschmann/Worldtempus

25.01.10, 11:53

GTE - « Certains indépendants de ce salon sont les stars de demain ! »

Sur invitation de Sotheby's, des clients collectionneurs se sont déplacés personnellement pour apprécier le souffle créatif des exposants au GTE.


WORLDTEMPUS - 25 janvier 2010

Propos recueillis par Fabrice Eschmann

Pour sa première édition, le salon des indépendants s’est associé à Sotheby’s, l’une des plus prestigieuses maisons de ventes aux enchères. Geoffroy Ader, son Directeur département montres Europe, évoque ce qui rapproche les deux partenaires.


Fabrice Eschmann: Dans un mariage, il y a toujours une dote. Qu’elle est votre dote, qu’avez-vous amené à ce salon ?
Geoffroy Ader: Sotheby’s a été un relais d’opinion, un levier très important. Je connais beaucoup de collectionneurs qui aiment la nouveauté. J’ai envoyé 400 ou 500 invitations dans le monde. Beaucoup sont venus, et les exposants sont enchantés par le côté qualitatif des clients. Ils s’y connaissent et posent des questions. L’effet buzz a très bien fonctionné.


Geoffroy Ader, directeur du département montres Europe de Sotheby's, au GTE © Fabrice Eschmann/Worldtempus
Geoffroy Ader, directeur du département montres Europe de Sotheby's, au GTE © Fabrice Eschmann/Worldtempus


Que recherchent les collectionneurs en venants au GTE ?

Un concept, un souffle nouveau, une émulation et de l’enthousiasme. C’est un peu comme dans une vente aux enchères : à chaque fois, je redémarre d’une feuille blanche, je propose toujours quelque chose de différent. C’est ça qui plaît : découvrir des choses que l’on a jamais vues avant. Vous avez parmi les horlogers indépendants qui sont ici les stars de demain !

Si certains indépendants ici sont les stars de demain, le GTE vous sert-il aussi de terrain de chasse ?
Je ne suis pas ici dans un but commercial, et il n’y a pas de lien direct à établir entre Sotheby’s et le GTE. Il est intéressant pour nous de soutenir ce salon parce qu’il valorise le patrimoine horloger traditionnel et innovant. Nous sommes une caution morale, mais mon métier est d’être expert, de vendre essentiellement des montres anciennes. C’est très différent.

Pourtant les maisons de ventes aux enchères proposent de plus en plus de montres récentes…
Nous présentons à chaque fois des montres de tous les siècles : il y a d’abord les montres de poche anciennes, qui débutent vers 1550 ; il y a ensuite les montres bracelet vintage, dont la production a cessé, qui débutent vers 1910 ; et enfin il y a le marché de l’occasion sur pièces modernes. Il représente à peu près 30% des ventes à Genève, avec bien sûr ses stars, comme Patek Philippe ou Rolex.


Au total, 5'500 personnes auront parcouru les allées du salon. © Philippe Perret du Cray/Worldtempus
Au total, 5'500 personnes auront parcouru les allées du salon. © Philippe Perret du Cray/Worldtempus


Certaines des marques présentes au GTE pourraient alors très bien se retrouver un jour sous votre marteau?

Oui, je pense. Mais cela serait la conséquence du succès, pas une consécration. Il ne faut pas absolument vouloir passer par une enchère pour faire un coup marketing ! Il doit y avoir une certaine production derrière, des nouveautés chaque année. La philosophie de la marque, sa vision à long terme, ses axes de développement et de communication doivent être très clairs. Les stars des ventes répondent à ces conditions.

Quel est votre coup de cœur au GTE ?
La Cabestan. C’est une montre délirante. Il a derrière une équipe et un concept. Pour moi, c’est le top ! Mais toutes sont des œuvres d’art…

BIPH

   

 

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