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RM057 Tourbillon Jacky Chan© Richard Mille

24.01.12, 16:24

GRAVURE – Galerie: l’art de sculpter le métal

Sur les cadrans ou sur les mouvements, la gravure est un métier d’art qui n’a jamais été autant en vogue. Retour par une galerie-photo sur quelques beautés aperçues durant la Semaine horlogère 2012.

 

WORLDTEMPUS - 24 janvier 2011

David Chokron

 

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Les sculpteurs disent souvent qu’ils ne font que faire apparaitre des formes déjà présentes dans la matière. Les graveurs n’en sont pas loin. L’œil fixé à une loupe binoculaire, leur main guide fermement le burin. Ils arrachent des copeaux de métal, souvent d’or, pour donner vie aux motifs les plus variés et poétiques. La gravure sur métal est un des métiers d’art les plus prestigieux auxquels l’horlogerie ait recours. Il nécessite à la fois une minutie extrême et de la force. C’est que le motif est petit et la matière résiste. Et cette dernière ne donne pas droit à l’erreur. Un trait de travers et tout est à reprendre.

 

Un dragon d’or en volume enlace le mouvement de la RM057. Son souffle brulant propulse son tourbillon. © Richard Mille
Un dragon d’or en volume enlace le mouvement de la RM057. Son souffle brulant propulse son tourbillon. © Richard Mille

 

Dompter les dimensions

Animalier, abstrait, architectural, figuratif, la gravure se plie à tous les thèmes. La richesse de l’imagination des dessinateurs est la seule limite à cet artisanat d’art. Essentiellement réservé aux cadrans, il y est mis en valeur de la manière la plus visible et noble qui soit. Il est le trait initial, la structure du motif et donc de la narration qui se déroule sur la face de la montre. Certaines réalisations sont en volume, comme le dragon de la RM057 de Richard Mille. Il faut alors travailler les écailles, les griffes et les yeux en trois dimensions. D’autres sont planes, comme le très classique motif en feuille d’acanthe du calibre squeletté d’une nouvelle Reverso. D’autres encore explorent de nouveaux espaces: la DeBethune DB-IX arbore un incroyable jeu de glyphes maya, du à Michèle Rothen.

Spécialiste de la gravure fleurisanne, Bovet grave aussi ses boîtiers selon un savant martelé. © Bovet
Spécialiste de la gravure fleurisanne, Bovet grave aussi ses boîtiers selon un savant martelé. © Bovet

 

Au-delà du cadran

Certaines techniques portent sur des zones tout autres de la montre. Chez Bovet, on s’est fait une spécialité de la gravure fleurisanne, elle aussi native du village de Fleurier. Elle orne les platines côté fond des mouvements les plus travaillés de la marque. Qui va jusqu’à décorer l’intégralité de certaines de ses boîtes. Son martelage lent et appliqué évoque des techniques du 19e siècle, quasi disparues. Heureusement, des marques continuent à faire vivre les métiers d’art. Au premier chef, il faut citer Cartier, dont la collection 2012 prouve la détermination à offrir des mon

 

 

 

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