
Bilan - 21 septembre 2011
Michel Jeannot
En faisant moins de bruit que certains de ses concurrents qui n’hésitent pas à mobiliser les foules et les médias pour avoir changé la couleur d’un cadran – ou celle du passeport du patron – Chopard a frappé un grand coup la semaine dernière en présentant à Fleurier le premier garde-temps au monde répondant à la triple certification COSC (contrôle officiel suisse des chronomètres), Poinçon de Genève et Qualité Fleurier. De surcroît, Chopard obtient cette triple certification sur un mouvement tourbillon, l’une des complications les plus notoirement sensibles aux tests d’usure et de fiabilité.

Edition limitée, L.U.C Triple Certification Tourbillon en or rose. © Chopard
Alors que nombre de marques ne jugent pas utile de faire certifier leur production par des organismes neutres et indépendants, et que d’autres s’en remettent à des certifications internes, la démonstration de la manufacture Chopard mérite d’être relevée. Si elle reste symbolique – le modèle L.U.C Triple Certification Tourbillon est une édition limitée de 100 pièces en or rose à 125 000 francs l’exemplaire – la prouesse vient rappeler fort à propos que la qualité est indissociablement liée, dans l’imaginaire collectif, à l’idée de l’horlogerie suisse. Dans la récente période de surchauffe, quelques producteurs l’avaient allègrement oublié.
Ceux qui ne certifient rien pourront toujours ergoter sur les imperfections de chacune de ces certifications – l’une axée principalement sur la précision du mouvement, l’autre davantage sur l’esthétique et les processus de production, la troisième sur la fiabilité au porté – elles restent des assurances de qualité largement supérieures au seul label Swiss made. Un label qui, malgré beaucoup de gesticulations, ne sera pas renforcé.
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