
Revolution #8 - Automne-hiver 2010-2011
Marco Cattaneo
Le SIHH ouvrira ses portes le 17 janvier prochain à Genève. Réservé aux professionnels, le salon reconduit les recettes qui ont séduit les dix-neuf marques exposantes.

Fabienne Lupo, Directrice générale du SIHH © Revolution
Dès le début de son histoire, le SIHH a été très marqué par le groupe Richemont.
Pour être précis, il l’était surtout par Cartier qui en était l’initiateur. Aujourd’hui, dix-neuf marques, dont douze du groupe Richemont, se retrouvent dans le Comité des Exposants, qui décide de la politique du salon. L’ouverture à de nouveaux exposants est possible, mais ne peut se faire que de manière très prudente. Le comité veut préserver le concept exclusif du salon, et ne cherche en aucun cas à occuper toutes les halles de Palexpo.
D’autant qu’il s’agit, pour les marques, d’un investissement important.
Contrairement à d’autres salons, le SIHH met à disposition des marques une infrastructure générale identique pour tous, et dont les coûts sont contrôlés par l’organisation. Seuls diffèrent les aménagements intérieurs et, bien sûr, les soirées ou animations éventuelles. Au final, le SIHH n’est pas plus cher que les grands salons de produits de luxe qui existent dans le monde, même si sa formule all inclusive est assez unique !
Le SIHH s’est déplacé de mars à janvier, s’éloignant de Baselworld.Reviendrez-vous sur cette décision ?
L’idée est d’en rester au mois de janvier ; cela va dans le sens de ce que souhaitent les marques en donnant encore plus de sélectivité au SIHH tout en correspondant bien au calendrier de production. Le seul bémol est la date du Nouvel An chinois, qui est une fête mobile et qui tombe, tous les trois ans, juste après notre salon.
Le SIHH est un salon privé. Envisagez-vous une journée ouverte au public ?
Pas pour l’édition 2011, mais cela fait bien sûr partie de nos réflexions, c’est un sujet dont débat le comité des exposants, d’autant que l’infrastructure du SIHH crée un cadre idéal pour faire découvrir les nouvelles collections au client final, même si cela pose un certain nombre de problèmes logistiques. Aujourd’hui, les grands collectionneurs, les clients importants des marques, ont déjà la possibilité d’accéder au salon pour y découvrir les nouveautés.
S’approcher du client final, n’est-ce pas l’une des évolutions nécessaires ?
Il faut accompagner la révolution que traverse la distribution. De plus en plus de marques passent du “wholesale” au “retail”, en ouvrant leurs propres boutiques, s’adressant directement au client final.
Et le e-commerce devient peu à peu une réalité.
Quantitativement, il s’agit encore de phénomènes marginaux, mais ces tendances existent bel et bien.
Organiserez-vous un jour des éditions internationales du SIHH ?
La question d’une internationalisation du SIHH n’est pas d’actualité. C’est avant tout un problème de calendrier, il faudrait pouvoir présenter les pièces simultanément : pourquoi Shanghai, par exemple, devrait-elle découvrir les nouvelles collections après Genève ? En fait, la grand messe professionnelle de janvier reste le point d’orgue aux côtés duquel les marques organisent leurs propres événements et présentent bien sûr leurs pièces sur tous les marchés.
Rendez-vous est donc pris pour janvier.
Oui, le SIHH se tiendra du 17 au 21 janvier 2011 et permettra de découvrir, aux côtés des dix-neuf marques exposantes, quelques unes des plus belles pièces du musée Beyer. Ce sera aussi l’occasion, pour la Fondation de la Haute Horlogerie, de présenter un livre de Dominique Fléchon, retraçant l’histoire de l’horlogerie des origines à nos jours.
Et où situez-vous ces origines?
Les origines ? Mais au Big Bang, bien entendu !
|
|