
Tribune de Genève - 19 novembre 2010
Jean-Daniel Sallin

L'espace de quelques minutes, on se serait cru au Lido de Paris... © Laurent Guiraud
Seiko a offert une petite leçon de marketing direct; Max Busser, fondateur de MB & F, a partagé ses souvenirs d’enfance, lorsqu’il passait ses journées enfermé dans sa chambre à faire des maquettes d’avions; Svend Andersen a raconté pas par pas la création de l’Académie horlogère des créateurs indépendants. Avec cette ambition louable de «redonner un cœur qui fait tic-tac aux montres».

Juan Carlos Torres, CEO de Vacheron Constatin, avec Roger Pfund et son épouse, Anna. © Laurent Guiraud
Hier soir sur la place de Neuve, le Grand Prix de l’horlogerie a fêté ses 10 ans. Tapis rouge, façade du Grand Théâtre habillée de lumières et champagne… Le menu était familier. Sur la scène, on a parlé du temps qui passe, de ce temps qui nous échappe et que l’on cherche d’abord à gagner au lieu de le perdre intelligemment. On a cité Rousseau et René Char. On a aussi rendu hommage à Nicolas Hayek et à Luigi Macaluso – deux capitaines d’industrie dont l’horloge vient de s’arrêter. Abruptement.

John Simonian et Richard Mille. © Laurent Guiraud
Mais l’horlogerie suisse – en pleine santé après une année de crise économique – ne s’est pas contentée de s’admirer le nombril. Dans cette salle pleine à craquer, il a aussi été question de «rêve accessible», de poésie et même d’amour. Avec sa montre 100% romantique, baptisée «Le Pont des amoureux», Van Cleef & Arpels a fait fondre quelques cœurs. Comme Chopard et cette «chouette» échappée de son Animal Kingdom : la maison de Meyrin n’en finit plus de fêter ses 150 ans! Mais l’Aiguille d’Or a récompensé une entreprise plus jeune: la marque Greubel Forsey – du nom de ses fondateurs, Robert Greubel et Stephen Forsey – n’a en effet été créée qu’en 2004.

Caroline Gruosi-Scheufele et Karl-Friedrich Scheufele viennent chercher le Prix de la montre joaillerie Chopard. © Laurent Guiraud
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