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Remise des prix Gaia

17.09.10, 14:08

GAIA AWARD - Trois figures de l'horlogerie honorées

Une fois encore, le Musée International d’Horlogerie (MIH) a été le théâtre de la remise des "Prix Nobel" de l'industrie.



WORLDTEMPUS - 17 septembre 2010

Elizabeth Doerr, traduction Michèle Brunner


La remise des prix Gaia a eu lieu hier au Musée International d’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds pour la dix-huitième fois. Présidée par le Dr. Ludwig Oechslin, conservateur du musée et lui-même ancien lauréat, elle est sponsorisée depuis 2007 par la banque Julius Bär. Deux prix spéciaux ont été décernés par la banque à de jeunes horlogers ayant mené à terme un projet personnel: Aurélie Michaud, pour un travail de restauration au MIH, et Masaki Kamasawa, un ancien collaborateur de Vincent Bérard - qui a malheureusement fermé ses portes cette semaine - en ont été les heureux lauréats.

MIH curator and previous Gaia recipient Ludwig Oechslin moderated the evening © Elizabeth Doerr. © Elizabeth Doerr /Worldtempus
Le conservateur du MIH  Ludwig Oechslin.  © Elizabeth Doerr /Worldtempus



Jacques Muller et Elmar Mock sont des noms qui n'ont pas été souvent cités ces dernières années dans le monde de l'horlogerie. Ce sont cependant eux qui ont reçu le Prix Gaïa de la création artisanale pour leur contribution à la renaissance de l'industrie horlogère dans les années 80. Ils sont en effet les pères de la Swatch: cette montre en plastique, issue de la pop culture, qui a remis la Suisse au centre de l'intérêt des passionnés d'horlogerie, après que le berceau de la haute horlogerie ait presque été décimé par l'arrivée du quartz venant d'Asie.

Lucien Trueb explains the history of the Swatch invention using slides, this one showing Jacques Muller and Elmar Mock from about 1980. © Elizabeth Doerr / Worldtempus
Lucien Trueb a relaté l'épopée de la Swatch à l'aide de diapositives; celle-ci montre Jacques Muller et Elmar Mock au tout début des années 80. © Elizabeth Doerr / Worldtempus


Jacques Muller et Elmar Mock ont reçu leur distinction avec beaucoup d'émotion après avoir été présentés par le journaliste suisse Lucien Trueb qui avait préparé une histoire relatant sa bataille pour faire reconnaître le travail des deux hommes. Il a ainsi expliqué qu'ayant écrit un article sur la création de la Swatch dans la NZZ en 2008, il recevra alors une lettre de Nicolas G. Hayek. Dans cette dernière, feu le Président du Swatch Group  soulignait que la célèbre montre en plastique comptait plusieurs "pères" et incluait une liste d'une cinquantaine de noms. Parmi les diapositives présentées hier soir par Lucien Trueb, l'une d'elle montrait un dessin à la main de la première Swatch, signé par Mock et Muller, alors chez ETA, et daté du 27 mars 1980.

Ludwig Oechslin hands the “spirit of enterprise” Gaia to Jean-Claude Biver.  © Elizabeth Doerr / Worldtempus
Ludwig Oechslin remet le prix Gaia"Esprit d'entreprise” à Jean-Claude Biver © Elizabeth Doerr / Worldtempus



Le second lauréat de la soirée est une figure emblématique de l'industrie horlogère suisse: avec Blancpain - vendu plus tard au Swatch Group -   Jean-Claude Biver a contribué à la renaissance de la montre mécanique. Il a également insufflé une nouvelle vie à Oméga et Breguet - appartenant aussi au Swatch Group - avant de finalement prendre les rênes d'Hublot et d'en faire une des top marques horlogères. Jean-Claude Biver s'est donc vu remettre le Prix Gaia "Esprit d'entreprise - que Rémy Bercier, membre de la direction de la banque Julius Bär, a appelé "Le prix Nobel de la Haute Horlogerie" - une distinction amplement méritée pour cet homme de 61 ans qui a endossé - et endosse encore aujourd'hui - l'habit d'entrepreneur dynamique.  Le prix lui a été remis par Fritz Hamman, ancien directeur du marketing d'Omega et ex-collège de Jean-Claude Biver, qui a souligné que le CEO d'Hublot "vit ses passions".

Jean-Claude Biver a remercié dans un court discours empreint d'amour et a dédié son prix à son directeur du management Ricardo Guadalupe qui l'a accompagné dans sa carrière depuis de nombreuses années. Il a conclu par ces mots: "Il faut travailler pour ce qui vient après".

 

   

 

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