Tribune de Genève - 27 mai 2010
Gabriel Tortella - "Les propos de Gabriel"

Antonio Calce, CEO de Corum, avec Loïck Peyron, le marin de haut vol. Un partenariat a été conclu en mars dernier. © Corum
La maison Corum, qui s’est fait une spécialité de la Ti-Bridge, cette ligne toute contemporaine de montres au mouvement «baguette», ainsi que des cadrans pour les régates, connaît un grand dynamisme depuis l’arrivée, comme CEO, d’Antonio Calce, qui fait une promotion tous azimuts. Le voir à l’œuvre est tout à fait impressionnant. Depuis sa nomination, Antonio Calce trace son sillon à sa façon, laborieuse et efficace. Je puis vous dire, moi qui le connais depuis longtemps, que quand il entreprend quelque chose, il va jusqu’au bout. Il est aussi très fort dans le domaine du sponsoring. Ainsi, il y a juste deux ans, il recrutait comme ambassadeur de la marque Ben Ainslie, cet athlète unique qui aligne les victoires et accumule les récompenses. Par la suite, Corum s’orienta en direction du mécénat et apporta son soutien à la fondation Ellen MacArthur, la célèbre navigatrice britannique. Et voilà, dernière opération en date, que la marque vient de devenir sponsor du Bol d’0r Mirabaud, cette régate dont la prochaine édition se déroulera du 11 au 13 juin sur le lac Léman.
Mais parallèlement, Antonio Calce a réorganisé tous les points de vente avec une maîtrise exemplaire, comme dans tout ce qu’il fait, plantant dans le monde entier le drapeau de cette prestigieuse marque qui, jusqu’ici, n’était pas reconnue à sa juste valeur. Des ouvertures de boutiques sont également réalisées. Le jour de Noël 2009, la première boutique Corum a vu le jour à Hong Kong et une boutique exclusive sera ouverte très prochainement à Genève. Je ne peux pas vous dire encore où, mais, comptez sur moi, vous le saurez en temps opportun. La marque fera alors rêver plus que jamais les amateurs, qui sont nombreux en Suisse romande. Au fond, Antonio Calce est un ambassadeur formidable qui déploie ses talents dans le monde entier. Ceux qui doutaient de lui, tels des Saint-Thomas qui doivent toucher pour croire, en ont été pour leurs frais.
Lors de mon dernier séjour en Espagne, j’ai constaté que beaucoup de marques horlogères, sauf bien sûr les toutes grandes, font des rabais relativement importants. Ce qui est une perte de crédibilité, cela déprécie même la profession, car avec un rabais, n’importe qui est capable de vendre. Les maisons devraient être plus attentives. Je me promets de surveiller ces prochains mois le marché parallèle. Malin, Hublot ne donne que cinq à six montres, quand on lui en demande dix. Il est donc sûr de bien les vendre.
Mon voyage de retour d’Espagne a duré plus de quatre heures. Nous avons fait demi-tour après une demi-heure de vol depuis Valence, le coffre à bagages étant ouvert, et quand l’avion de FlyBaboo est reparti, c’est la climatisation qui s’est mise non pas au froid mais au chaud. J’ai perdu au moins un kilo!
Quand vous achetez des montres de valeur, surtout renseignez-vous attentivement et à fond. Car cela peut être dangereux. Ainsi dans la vente du 29 mai à Zurich, une montre chronographe perpétuel reproduite dans le catalogue ne correspond pas à la réalité. Elle est douteuse. La véritable se trouve en fait chez un collectionneur italien. GT
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