
WORLDTEMPUS – 7 avril 2010
David Chokron
La haute joaillerie est en pleine vogue animalière. Lorsqu’elle s’aventure sur le terrain de la montre bijou, elle met naturellement en scène des bêtes sauvages. Chez Chopard, singe, pingouin et ours polaire sont en volume au dessus des cadrans, décors de nacre. Hermès travaille le cheval, son totem, dans un petit troupeau de pièces uniques aux cadrans précieux.
Incarnations
Si le moyen d’expression favori des horlogers zoologues est le cadran, les boîtiers ne sont pas en reste. Classiques chez Bulgari les montres Serpent sont actualisées et modernisées. La Ladyhawke de Boucheron démontre le savoir faire du joailler parisien, avec un mouvement Girard-Perregaux tourbillon sous trois ponts d’or. A l’inverse, Harry Winston n’avait certainement pas en tête un hérisson en créant son Cluster of Time. Mais ses innombrables diamants pointent tous dans des directions différentes, et font penser à des piques défensifs.

Un pingouin serti avec ses congénères en nacre. © Chopard
Oiseaux rares
Dans tout cela, la montre masculine se fait rare. Comme chaque année, Vulcain réalise une série limitée de son modèle Cricket muni d’un cadran en émail cloisonné. Le tigre y est à l’honneur et vient par paire. Et les plus belliqueux d’entre les mâles, ceux qui voient le temps qui passe comme une sale bête, ont cette année un objet à la symbolique puissante : Liberty. Une balle de fort calibre conçue par BnB et commercialisée par Hublot. Pour tuer le temps ? Vaste programme !
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